Malgré les arrêtés préfectoraux, les rassemblements statiques peuvent avoir lieu

Pour lutter contre les rodéos sauvages, dangereux et parfois meurtriers, la préfecture du Pas-de-Calais enchaîne les arrêtés préfectoraux interdisant ces réunions les week-ends, à certains endroits dans les arrondissements de Béthune et de Lens. Ce qui n’empêche pas les rassemblements statiques déclarés et encadrés.

Ca a toujours été. Les participants et spectateurs de rodéos sauvages jouent au chat et à la souris avec les autorités. Mais depuis un rassemblement en septembre 2021 au cours duquel une voiture a fauché et tué un jeune spectateur (19 ans) à Libercourt, dans le Pas-de-Calais, la préfecture serre la vis.

Le préfet a multiplié les arrêtés interdisant les « démonstrations de tuning » et les runs, les week-ends, dans des endroits connus. D’abord dans l’arrondissement de Lens. Donc le phénomène a migré dans la région de Béthune. En décembre et janvier, les deux arrondissements ont été concernés simultanément, provoquant la résurgence de rassemblements du côté d’Arras, notamment sur le parking couvert d’un hypermarché ou dans une zone industrielle.

A Arras comme dans le Béthunois, l’émoi suscité par ces rassemblements, et les arrêtés pris par le préfet provoquent parfois de l’incompréhension. Ceux qui réagissent et s’estiment sanctionnés sont en général ceux qui organisent des rassemblements statiques, dans le calme, et en journée. Des passionnés qui réclament le droit de se réunir tout simplement. C’est par exemple la teneur des témoignages de deux passionnés, recueillis par « La Voix du Nord » après le rassemblement du 1er janvier à Arras.

Ces passionnés ignorent sans doute que les rassemblements statiques ne sont pas incompatibles avec les arrêtés préfectoraux. Dit comme ça, ce n’est pas forcément simple à comprendre. Oui, des rassemblements statiques ont déjà eu lieu, dans le secteur de Béthune, complètement autorisés malgré les arrêtés en vigueur au même moment. C’était le cas en juillet 2021, à Bruay-La-Buissière, et pour Halloween, au même endroit, début novembre.

Si ces événements ont été autorisés, c’est parce qu’il y avait un organisateur identifié. Là, en l’occurrence, c’était Max, alias Max_Carspotter, très présent sur Facebook et sur Instagram, qui n’en était pas à son coup d’essai. Max et ses partenaires ont donné des gages de sérieux et défendu les caractères statiques de leurs événements. Police, sous-préfecture et mairie étaient dans la boucle. Rien de « clandestin », donc, ce qui enlève une bonne dose d’adrénaline pour certains, friands du caractère sauvage et illégal.

Dans le détail, les arrêtés préfectoraux n’empêchent pas de se déplacer vers ces événements autorisés et aux abords. Ce sont les runs, les courses et tout ce qui sort du cadre du code de la route qui est empêché. Pour faire plus clair, les voitures qui se rendent vers un évènement autorisé en roulant normalement, et celles stationnées dans la zone statique d’exposition ne risquent rien. Les débordements potentiels, eux, sont surveillés de près.

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