Rétromobile 2019 : Terminus, tout le monde T100 !

Animation exceptionnelle de ce Rétromobile 2019, la présentation du Berliet T100 géant a tenu toutes ses promesses. Un engin de plus de quatre mètres de haut, cinq de large pour un poids de 50 tonnes, français qui plus est, ça fait son effet.

Il est arrivé à Rétromobile, Porte de Versailles, sur une remorque de convoi exceptionnel, depuis un entrepôt de la Fondation Berliet, en Rhône-Alpes. Un tel pachyderme ne peut se mouvoir avec l’agilité d’une Twingo. Et encaisserait mal les 450 kilomètres de trajet sans compter les embouteillages créés derrière ce monstre roulant au pas. Le Berliet T100 est surnommé Le Roi du désert, pas le limeur de bitume.

Il a été conçu par les équipes de Paul Berliet en un temps record pour l’exploitation pétrolière en Algérie à la fin des années 1950. Lancé en janvier 1957, le projet T100 voit son premier rejeton roulant neuf mois plus tard. Il est étudié pour porter des charges lourdes (plus de 100 tonnes de poids total autorisé en charge) et se jouer des difficultés du désert, dont le franchissement de dunes. Il a été à cette époque-là le plus gros camion du monde. Celui de tous les superlatifs.

Quatre exemplaires sont produits entre 1957 et 1959. Le premier est équipé d’un moteur américain V12 Cummins de 600 chevaux d’une cylindrée de 29,61 litres, et d’une transmission Clark. Le numéro 2 évolue à 700 ch. Ces deux-là ont été envoyés dans le Sahara et subsistent aujourd’hui. L’un est resté en Algérie, le numéro 2 est revenu chez Berliet, et est conservé aujourd’hui par la Fondation Berliet.

Le troisième a servi peu de temps à l’exploitation d’une mine d’uranium en Haute-Vienne et le quatrième, étudié pour le marché de l’exploitation pétrolière américaine, ne se vend pas. Ces deux derniers seront détruits.

Le T100 numéro 2 a donc tout d’un dinosaure. Des caractéristiques aussi démesurées, ça laisse encore rêveur en 2019. Prenez rien qu’une roue : un diamètre de 2,20 mètres, et chaque pneu Michelin pèse une tonne.

À Rétromobile, les organisateurs et la Fondation Berliet ont eu la bonne idée de ne pas entourer le mastodonte de barrières, laissant la possibilité aux visiteurs d’approcher de très près le monstre , et de découvrir l’intégralité de ses dessous. Beaucoup ont retrouvé leur âme de gosse en s’aventurant sous le T100.

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