Trois fans de Renault pas comme les autres

À Losange Passion international, le challenge consistait à trouver quelques fondus de Renault qui ont fait le trajet depuis le Nord -Pas-de-Calais: Dominique et son Alfa Romeo Ondine, Patrick et son Avanlpine et Patrick avec sa R5 Turbo 2.

Dominique et son Alfa Ondine

Dominique Gomaere a fait le déplacement depuis Neuf-Berquin jusqu’à Dreux avec une Alfa Romeo. Une Alfa à Losange Passion International ? Oui, une Alfa, messieurs-dames. Une Alfa Romeo Ondine, comme l’Ondine de Renault.

D’ailleurs, les deux ont une sacrée ressemblance. Mêmes yeux globuleux, même popotin rebondi qui abrite un moteur à l’arrière… Oui, ce sont bien les mêmes.

En fait, Alfa a construit des Ondine à Milan en vertu d’accords d’échanges entre les deux constructeurs, dans le cadre des premiers accords européens. « Renault a concédé l »assemblage et la commercialisation à Alfa Romeo. Les emboutis, la fonderie moteur et boîte de vitesse et des culasses étaient expédiés en lots en Italie », raconte Dominique.

Seules quelques pièces mécaniques étaient produites en Italie. On trouve aussi les feux avant fabriqués par Carello sous licence Cibié, et des pneus Michelin fabricato in Italia. L’Auvergnat avait ouvert une usine là-bas et fournissait donc Alfa pour l’Ondine. Certains détails sur les compteurs par exemple trahissent les origines pseudo italiennes : il est par exemple inscrit benzina au lieu d’essence. Les feux arrière, en revanche, sont différents de ceux de l’Ondine : le clignotant et le feu stop sont séparés.

Environ 30 000 Dauphine et 3 000 Ondine ont été produites en Italie de cette manière. Des autos réservées au marché italien. En échange, souligne Dominique, Renault pouvait commercialiser dans son réseau des Alfa Romeo. Ce qui risquait d’être contre-productif et peu apprécié du réseau. La pratique fut donc très peu répandue.

Mais comment Dominique a-t-il mis la main sur ce collector franco-italien ? « En vacances en Haute-Savoie en 2001, je vais chercher près d’Aoste une revue italienne. J’y vois un reportage sur l’Ondine Alfa. Je voulais en dégotter une. Aujourd’hui, ça fait 48 ans que j’ai au moins une Dauphine dans mon garage. Je savais que l’Ondine Alfa existait, j’ai fait le tour des casses, des garages.  J’appelle le rédacteur en chef du magazine pour retrouver celle du reportage. Le propriétaire est décédé, la voiture a été vendue à un marchand hollandais près de La Haye. L’auto était là. J’y vais avec une remorque, je fais le tour en faisant semblant de ne pas m’y intéresser. Et puis je l’ai achetée pour pas grand chose. »

Les quatre pneus ont été changés, et seule la roue de secours, fièrement exposée, porte encore les indications Michelin italiennes originelles. La voiture n’a jamais été restaurée, restant dans son jus.

Deux ans ont été nécessaires à Dominique pour retrouver l’auto et la ramener chez lui, entre la lecture du reportage en 2001 et l’achat de l’Ondine Alfa en 2003. Rares sont les survivantes. À tel point qu’Alfa Romeo a cherché à récupérer celle de Dominique, pour son musée, en proposant de l’échanger contre une Alfa neuve. Sauf que l’Alfa neuve aurait décoté alors que l’Ondine Alfa, vu sa rareté, ne va que prendre de la valeur. Le calcul était vite fait et Dominique a refusé.

Selon lui, sept Ondine Alfa seraient encore en circulation. C’est moins que la plus rare des Dauphine, la 1093 (2 140 exemplaires construits en deux ans). Il resterait selon Dominique vingt vraies Dauphines 1093 et vingt « fausses ».

Même pour financer sa passion naissante pour les italiennes, il n’est pas encore prêt à se séparer de son Ondine Alfa. Elle risque de se sentir bien seule entre deux duos : dans son garage se trouvent une Fiat 124 Spider et son pendant moderne, ainsi qu’une ancienne Fiat 500 et la plus récente.

Patrick et son Avanlpine

Patrick Jagoury n’est pas un inconnu pour les lecteurs de ce blog et ceux de La Voix du Nord. Cet amoureux d’Avantime entre autres en possédé plusieurs exemplaires. Un 2.2 dCi avec lequel il va quotidiennement au boulot, et qui affiche plus de 300 000 km, un V6 rouge, un 2.0 Turbo… Et enfin le V6 avec lequel il est allé à LPI.

Un Avanlpine, dit-on. Patrick a voulu le décorer aux couleurs des Berlinette de rallye noires et jaunes. L’Avanlpine fait toujours son petit effet parmi les Avantime plus conventionnels si l’on peut dire.

Toujours accro à Renault, il fourmille de projets, au delà des coups de main à apporter aux copains de l’Amicale Avantime pour sauver quelques exemplaires.

Pêle-mêle, il s’est lancé dans la réalisation d’une remorque avec un cul d’Avantime, il préserve actuellement une Clio 1.4 RN de 1990 en superbe état, il va modifier une Clio RSI, et entreprend la restauration d’un Espace III The Race. Tout en s’offrant quelques escapades en Renault Wind. Vous avez dit éclectique ?

Patrick et sa Renault 5 Turbo 2

Patrick Charles a présenté à LPI sa Renault 5 Turbo 2 de 1983. Une voiture achetée presque par hasard puisque la voiture était à 300 mètres de chez lui à Estaires dans le Nord. Le propriétaire n’avait pas de garage et stockait sa voiture dans un garage Renault que fréquentait Patrick.

Puis, par l’intermédiaire d’un cafetier passionné de voitures, il a su que la R5 était à vendre. Affaire conclue. « Il ne savait pas ce qu’il vendait », résume Patrick Charlet. Sortie d’usine en blanc, la voiture avait été repeinte en rouge. « On me disait toujours que c’était le rouge Ferrari. J’aime pas Ferrari. »  Patrick a donc faire repeindre la R5 en rouge 705 qui était disponible au catalogue de la R5 Turbo 2 en 1983.

La R5 affiche maintenant 146.000 km et pas question de s’en séparer. Patrick a déjà fait un rallye cartographique avec elle et son fils en passager dans un réagisse. Le fils a grandi et ne concevrait pas autre chose que de récupérer la R5.

Patrick est venu à Dreux en compagnie d’Alain Revillion qui en a possédé une aussi : « une des dernières achetée au représentant Renault à Béthune. Une des dernières sur les chaînes. Je l’ai eue deux ans. Je l’ai revendue à Berck à un gars de pompes funèbres. Il l’a revendue à un coiffeur d’Arras. Quinze jours après il s’est pris un arbre…»  Avec elle, Alain a eu le temps de faire quelques courses de côte : Licques, Parenty, Hersin-Coupigny, le slalom de Béthune…

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