L’improbable rencontre avec un Darmont trois-roues

Le métier de journaliste a au moins cet avantage : on sait quand et de la manière dont commencent les journées. Après, c’est une question de rencontres, pas toujours programmées.

Darmont trois roues (2)

C’était le 21 juillet. Pas très loin du bureau, en plein centre de Béthune, je repère un cycliste pas vraiment comme les autres. Je ne le connais pas, il a un look vaguement rétro, des tatouages plein les bras, et il circule sur un vélo total vintage, mais trop neuf pour être vraiment ancien. C’était sans savoir qu’à peine deux heures plus tard, j’allais le retrouver sur mon chemin… et papoter pour de bon, cette fois.

Lui, c’est Yann, le patron du Vintage Tattoo Bar, à Béthune, qui s’est converti au vélo à assistance électrique… à condition qu’il ait un look rétro. Fier de sa monture, le gars, et pas gêné de me dire qu’il préfère maintenant circuler avec ça à Béthune plutôt qu’avec sa Pontiac 1957. Rendez-vous est pris dans l’après-midi pour faire amplement connaissance, au Vintage Tattoo Bar.

Ce bar, je l’avais déjà repéré. Comment peut-il en être autrement quand on se balade à Béthune ? Depuis un an et demi, c’est à la fois, comme son nom l’indique, un salon de tatouage, et un bar, planqué derrière une façade rouge impressionnante. Devant, on y croise parfois des drôleries. J’avais déjà shooté une Chevrolet Fleetline 49, une Fiat 900E et aussi une Simca Aronde, devenue un modeste panneau publicitaire. Forcément, ça attire l’œil. Toutes appartiennent au patron, grand collectionneur d’objets vintage, de vieilles voitures et d’américaines en particulier. Accessoirement, c’est aussi un fondu de tatouages et de Jack Daniel’s.

Bref, me voilà à l’heure dite au Vintage Tattoo Bar, en train d’écouter Yann Debove raconter sa vie, quand une énorme pétarade surgit. Yann n’a pas l’air perturbé. Il a l’habitude de voir des motos en tous genres et des caisses étonnantes faire un petit stop là. On pense forcément à une moto. Entre dans le bistrot, entre les meubles en formica, les fauteuils de barbier et le bar des années 1950 un type à la casquette en cuir et lunettes intégrées, à l’ancienne. Comment ne pas repérer sa longue moustache finement relevée sur les bords. Bref, une « gueule », comme Yann Debove en est une. Le type assiste à la discussion avec Yann, l’entrecoupe de quelques bonnes vannes…

Darmont trois roues (1)

À lire dans La Voix du Nord : Tous les bonheurs de Yann Debove réunis en un seul endroit… vintage

Direction la façade du bar pour faire quelques photos, sous la direction d’el matador Pascal Bonnière, et on découvre le truc qui a fait tant de foin à son arrivée : un cyclecar Darmont trois-roues fabriqué sous licence Morgan. L’engin a vécu, ça se voit, ça se sent et ça s’entend. Le proprio, un pote du patron, repart comme il est arrivé. En déconnant, en faisant un max de bruit. On ne sait pas qui il est, comment il s’appelle, où il habite. Pourquoi roule-t-il en Darmont ? De quelle année est son cyclecar ? Pas la moindre idée, on n’a pas eu le temps d’en discuter. On avait déjà fort à faire avec Yann Debove et son Vintage Tattoo Bar, eux aussi sortis d’une autre planète.

Darmont trois roues (3)

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