Auto(s)portraits : la Chevrolet Corvette Stingray de Patrick

Ce samedi 21 mai fut une journée ensoleillée à Béthune. Suffisamment, en tout cas, pour que Patrick sorte sa Chevrolet Corvette Stingray de 1970, le temps de nettoyer sa porte de garage… La voiture ne passe pas inaperçue…

Chevrolet Corvette Stingray C3 1970 (1)C’est souvent accoudé à un comptoir de bar que Gustave de Kervern rencontre d’improbables Grolandais. Moi, c’est à vélo, sur la route du boulot, que j’ai croisé une Chevrolet Corvette cabriolet décapotée, rouge, en plein bain de soleil. Sur le trottoir d’en face, un homme est occupé à nettoyer une porte de garage. Demi-tour vite fait, et tant pis si j’arrive à la bourre au boulot. Un engin pareil ne court pas les rue, près tout, et mérite d’être scruté d’un peu plus près… Je tente ma chance auprès de lui, poliment. « Elle est à vous, la Corvette ? ». Un sourire, et la réponse est arrivée illico.

Lui, c’est Patrick. Elle, c’est une Chevrolet Corvette Stingray C3  de 1970. Une auto achetée à un de ses amis qui voulait s’en séparer il y a cinq ans, lassé par la boîte auto du monstre, pas spécialement adaptée pour les  virolos des Alpes… La voiture a demandé trois ans de petits travaux pour être restaurée, petit à petit…

Patrick avoue avoir été marqué par cette Corvette après avoir lu, gamin,un numéro de Starter,  dans lequel la voiture avait été présentée… Jusqu’à il y a cinq ans, il n’avait jamais vu en vrai l’objet de ses rêves de gosse. Et non sans humour, il explique avoir négocié la voiture à la fin d’un repas un peu arrosé.

Chevrolet Corvette Stingray C3 1970 (5)

Et aujourd’hui ? Que du bonheur en phase avec l’esprit roadster, le coude  la portière, sans avoir besoin d’aller vite pour se faire plaisir. Patrick n’hésite pas à lever le capot, à préciser que ces Corvette étaient équipées de fibre optique, qui illuminait six diodes sur la console centrale… Sur le mouillé, « ce n’est même pas possible… » En pleine chaleur, la bête est capricieuse… surtout dans les embouteillages ou les défilés à petite vitesse : « C’est comme un requin, il lui faut beaucoup d’air dans les branchies pour respirer… »

Et le passionné de proposer d’aller chercher les clés pour faire écouter le bruit de la bête. Il n’est pas sympa, Patrick, l’homme que je ne connaissais pas du tout quinze minutes plus tôt ?

Chevrolet Corvette Stingray C3 1970 (6)

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