La Renault Twingo a vingt ans : cinq versions pas comme les autres

En avril 1993, les premières Renault Twingo arrivaient sur les routes, avec leurs couleurs flashy, l’allure de monospace, les feux ronds et les « boutons » verts. Preuve qu’elle a marqué son temps, la Twingo a été dérivée en de multiples versions, pas toutes du fait de Renault, et a été l’équipière de grands périples à travers le monde. Un peu comme les plus grandes, Renault 4 et Citroën 2CV en tête. Voici une sélection de cinq Twingo pas vraiment comme les autres.

Twingodesign1993 - Copie

Renault Twingo Marine

twingo marine

Le coup médiatique parfait, orchestré pour le festival de Cannes 1995 : une Renault et Mercury s’associent pour monter une Twingo de deuxième collection avec toit ouvrant entoile sur une barge aux allures de hors bord de 6,60 m de long, motorisée par deux moteurs Mercury pour une puissance totale de 150 chevaux. Vitesse de croisière : trente noeuds.

Les commandes du moteur du bateau sont installées à la gauche du pilote, nécessairement emmerdé au moment de reprendre le volant de la voiture. Volant qui doit par ailleurs être déplacé, puis remis sur la colonne de direction pour ne pas gêner le maniement des commandes du bateau. Vous suivez ? Une boussole est installée sur une barre transversale, qui altère sérieusement la visibilité vers l’avant. Les aérateurs centraux sont remplacés par de l’instrumentation. Elle navigue, elle roule… La plus polyvalente des Twingo.

Renault Twingo Glace

Renault Twingo Trophée Andros

Elle n’a de Twingo que l’allure, mais ça  a suffi pour faire un effet boeuf, lors de la saison du Trophée Andros 1996/1997, aux mains des frères Gervoson (Philippe et Frédéric, qui dirigent la maison Andros), ici à l’Alpe d’Huez. Dès la saison 1993/1994, on retrouve une Twingo dans le cirque blanc, conçue par Jean Olivier et Benoît Vincendeau.  Châssis tubulaire, carrosserie en plastique, moteur en position centrale arrière et quatre roues motrices. Un cocktail explosif, avec le vieux V6 turbo PRV porté à 3,5 litres développant dans les 350 chevaux pour mouvoir environ 950 kilos.  La plus perchée des Twingo.

Renault Twingo « Tour d’Australie »

Renault Twingo Jean Dulon en Australie

Des rêves de road trip dans des contrées lointaines, Jean Dulon en a eu… et en a réalisé un, avec Véronique Law-Wai. Ils ont emmené une Twingo rouge coriandre à toit ouvrant entoile sur les routes australiennes pour un périple de près de 25.000 kilomètres en à peine plus de trois mois, de juin à septembre 1994. Un véritable tour d’Australie que la Twingo, arrivée à Sydney depuis Nouméa, a accompli équipée d’un pare-buffles, d’une plaque de protection sous le carter d’huile, et de pneus adaptés aux pistes (8.000 km quand même). Le minimum pour affronter le désert, les pistes et le sable.

L’impensable a été de rallier le Cap York avec une simple deux roues motrices. La fin du périple a été signée de la plus belle des manières : la Twingo rouge a été repeinte par un peintre aborigène, John Moriarty. Une vraie fresque à quatre roues. La plus intrépide des Twingo.

En cliquant sur l’image, ou ici, retrouvez le film de Jean Dulon sur son tour d’Australie en Twingo.

Renault Twingo Coupe

Renault Twingo Coupe 1995

La Renault Twingo n’a jamais eu droit à sa version sportive. Pourtant, son poids réduit, ses roues aux quatre coins et sa bonne bouille pouvaient aisément avoir leur place en rallyes ou sur les circuits. C’était sans compter sur Christian Contzen, patron du sport chez Renault au milieu des années 1990, qui a mené le constructeur jusqu’au sommet en F1, qui fait étudier des versions « Coupe » de la Twingo. Quelques prototypes sont construits, et le petit compartiment moteur parvient à accueillir un 1.6 135 chevaux, et un 2.0 150 chevaux. On n’imagine pas quelle balle pouvait être cette Twingo. Allez, si, on imagine… Les études sont restées à l’état de protos, et l’affaire n’est pas allée plus loin. La plus turbulente des Twingo.

Renault Twingo Lecoq

Renault Twingo Lecoq 1995

André Lecoq et sa carrosserie sont réputés pour la restauration de voitures d’exception. C’est l’étonnement quand il présente, en 1995, sa vision de la Twingo. Luxueuse et parfaitement fignolée. La Twingo Lecoq bénéficie d’un traitement de peinture « Bugatti ». Disponible en noir et vert, noir et jaune, noir et rouge, noir et bleu, noir et gris argent, elle est parée de jantes alu BBS Bugatti de 14 pouces, avec rappel de coloris sur le moyeu central, chaussée de pneus Dunlop 165/60X14. Les prises d’air sur le capot sont modifiées, et reçoivent une grille alu.

A l’intérieur, c’est davantage la révolution, avec des sièges en cuir, redessinés, aux mousses plus épaisses et au maintien latéral renforcé. Un bac de rangement recouvert de cuir apparaît entre les sièges. Le volant et le soufflet de levier de vitesses sont habillés de cuir, tandis que toutes les commandes initialement bleues, sont repeintes en noir. Des placages en fausse ronce de noyer apparaissent dans l’habitacle, et une plaque numérotée est apposée sur le bloc de commandes de ventilation. Un travail d’orfèvre vendu, à l’époque, 26.000 francs, soit un peu moins de 4.000 de nos euros, non actualisés. Pour une campagne de personnalisation aussi poussée, qui a fait des émules, depuis, en grande série, c’est presque donné. Moins de cinquante Twingo Lecoq ont été vendues. La plus exclusive des Twingo.

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