ESSAI – Dacia Lodgy 1.5 dCi 110, l’espace sans le luxe

Quatrième rejeton de la famille Dacia en France, le Lodgy veut encore frapper un grand coup, et proposer un prix au mètre cube record, à partir de 9.900 euros. Disponible en cinq et sept places, il veut être le monospace compact le plus accessible du marché. Pour quel rapport prix/prestations ?

Dacia Lodgy

Les présentations

Dacia Lodgy

La marque roumaine continue de se déployer sur des segments de marché traditionnels. Le pari du Lodgy, le coup de fouet donné à la concurrence, qui bascule vers le haut de gamme, c’est une offre tarifaire inédite, pour un véhicule de 4,50 mètres.

Autant oublier le prix d’appel de 9.900 euros, pas équipé et mal motorisé. En attendant le 1.2 TCE 115 chevaux, opter pour un moteur 1.5 dCi 90 plus adapté oblige à signer un chèque de 13.900 euros minimum, en cinq places. La finition Lauréate constitue le minimum pour que le Lodgy prétende au titre de voiture moderne : climatisation manuelle, limiteur de vitesse, vitres avant et rétros électriques, projecteurs antibrouillard sont fournis en série.

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La finition Prestige ajoute le système MEDIA NAV (radio, navigation et Bluetooth), les jantes alu de 16 pouces, les vitres arrière électriques et l’aide au parking à l’arrière. C’est Byzance !  Avec le moteur 1.5 dCi 110 chevaux (boîte à six vitesses), il faut aligner 15.990 (Lauréate) ou 16.990 euros (Prestige). Pour ce tarif-là, on trouve quelques citadines à essence, une familiale (la Chevrolet Cruze 1.6 124) et des monospaces compacts. Mais rien qui n’offre autant d’espace.

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Nous voilà donc au volant d’un Dacia Lodgy Lauréate 1.5 dCi 110 chevaux, à sept places, équipé en option de tout ce qui compose une finition Prestige : les jantes alliage de 16 pouces (400 euros), le MEDIANAV (430 euros), les vitres arrières électriques (150 euros). Il faut encore débourser 120 euros pour une roue de secours, et 300 euros pour un correcteur de trajectoire : le Lodgy a été homologué avant l’obligation de le fournir en série. Coût total : 17.550 euros avec la peinture métallisée. Autant choisir, dans ce cas de figure, la finition Prestige, qui inclut en plus l’indispensable aide au stationnement arrière pour une facture totale plus légère de 100 euros (17.450 euros).

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Même en version haut de gamme, le look fait débat. L’empattement et le porte-à-faux arrières, extrêmement longs, alourdissent un profil cubique. Le Lodgy doit être fonctionnel, point. Les jantes alu, la calandre chromée et la belle peinture beige cendré améliorent le quotidien. Mais globalement, l’engin a autant de charme qu’un parpaing, tout en paraissant moins dépassé, à son lancement, que la Logan en son temps.

L’habitacle à la loupe

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Avec le Lodgy,  Dacia nous épargne le syndrome « un pour tous », qui consiste à dupliquer la planche de bord de la Logan dans la Sandero et le Duster. La planche de bord est inédite. Mais avant de l’admirer, il y a un passage obligé : l’ouverture de la portière. On « entend » immédiatement les économies. Le bruit de fermeture est immonde, pire encore avec la fenêtre ouverte ou mi-close. Quel sentiment de fragilité, qui rappelle la glorieuse R21 !

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Le tableau de bord inédit offre une vision plus rassurante. Si tous les plastiques sont durs, les deux couleurs (gris et beige sur cette finition Lauréate), les grainages différents et les assemblages corrects inspirent confiance. C’est moins vrai pour les commandes de ventilation. Légèreté, c’est le mot qui vient à l’esprit en prenant le volant à jante fine en mains, en manipulant les commodos, et en s’asseyant sur les sièges, qui manquent de galbe latéral.  Le meilleur du pire, c’est sans doute la commande du frein à main, qui semble se balader dans tous les sens. A côté, les plastiques mal ébavurés des poignées de portes intérieures relèvent du détail, tout comme les vis apparentes.

L’écran du système MEDIA NAV à écran tactile de 7 pouces, cerclé de chrome (comme les aérateurs et les compteurs) et de noir brillant, semble, lui, flirter avec le très haut de gamme.

Les moquettes de sol sont du même acabit que la commande de frein à main. C’est très fin, fragile et sans cachet. Passer l’aspirateur demandera pas mal de vigilance pour éviter d’avaler une vis de fixation en plastique.  L’habillage des dessous de banquette arrière est aussi un motif de fâcherie. C’est artisanal.

En rangements, le Lodgy fait l’impasse sur les « caves » dans le plancher, et autres consoles centrales. On trouve deux porte-gobelets à l’avant (deux autres au niveau de la banquette de troisième rang), des bacs de portes de bonne contenance, un espace au-dessus de la boîte à gants fermée. Privilège des finitions Lauréate et Prestige, un rangement, sur la coiffe du tableau de bord, reçoit un couvercle. Dacia a même pensé aux poches aumônières au dos des sièges avant, et à deux plafonniers sur cette finition Lauréate. Bien pratique pour attacher un enfant sur son siège, le soir, ou faciliter la manipulation des sièges arrières.

Sur la route

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Pour un monospace à sept places, un moteur diesel de 110 chevaux est le minimum syndical. Ca tombe bien, c’est ce qui coiffe la gamme. Dacia a puisé directement dans la gamme Renault le 1.5 dCi (1.461 cm3) modernisé, avec filtre à particules, et boîte de vitesses à six rapports. Pas question cependant de reprendre le Stop&Start. Trop coûteux… Si la fiche technique ne fait pas rêver, le moteur s’acquitte honorablement de sa tâche.  Sa vivacité ne déçoit pas. Le plus horripilant reste le « trou » qui se manifeste avant 2000 tr/mn, donnant l’impression de casser chaque accélération. Malgré tout, le Lodgy dCi 110 permet davantage que de suivre le flot de circulation.

Si le confort vibratoire au démarrage ne paraît aussi bien maîtrisé que sur une cousine au losange, le Lodgy dCi 110 surprend par sa discrétion. Le bon bilan acoustique envoie au tapis un a priori : le Lodgy ne fait pas caisse de résonance, quel que soit le régime.  La consommation, quant à elle, est raisonnable : 6,6 l/100 km sur un parcours mixte, loin des chiffres homologués par Dacia (4,4 l/100, 116 gr d’émissions de CO2).

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Le reste de la partie technique du Lodgy est sans surprise : le monospace absorbe facilement toutes les imperfections de la chaussée sans les répercuter dans l’habitacle.  Encore un bon point au chapitre confort. La sensibilité au vent latéral est en revanche assez perceptible. Merci le look d’armoire normande… Lequel a aussi une influence sur la tenue de route, neutre, même s’il vaut mieux éviter les excès d’optimisme. Il prend facilement du gîte, ce Lodgy, même équipé de jantes alu optionnelles sur pneus 195/55/16.

Le limiteur de vitesse, une aberration

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Sur cette finition Lauréate, le limiteur de vitesse est livré en série. Dommage que le verre soit à moitié plein. Il n’y a pas de régulateur. C’est mieux que rien, direz-vous. Dans le Lodgy, deux boutons seulement : l’activation sur la console centrale, et le réglage de l’allure (+ et -) sur le volant. Le système a un intérêt plus que limité puisque l’allure enregistrée ne peut pas être désactivée depuis le volant. Elle ne peut pas être mise en veille, et récupérée plus tard. Pour désactiver le limiteur, il faut utiliser le bouton sur la console centrale. Ridicule et limite dangereux en situation d’urgence. Sur les Renault, freiner ou débrayer suffit pour désactiver le limiteur. Pas sur le Lodgy. On peut bien le couper en appuyant à fond sur… l’accélérateur.  Mais la manoeuvre prend un certain temps. Le système est incomplet pour être véritablement intéressant.

Le test de la modularité

Le design cubique est utile : il faut du volume. La capacité du coffre varie de 200 litres, en configuration sept places, à 827, en cinq. Avoir une grosse capacité de chargement, c’est bien, mais une exploitation facile, c’est mieux. Sauf que la présence de deux banquettes à l’arrière limite l’exercice. Pas de sièges coulissants, ou qui disparaissent sous le plancher. Le Lodgy est à l’ancienne. Surtout en version premier prix, équipée d’une banquette d’un seul tenant, avec le seul dossier rabattable… et de gros appuie-têtes arrières carrés.

Le Lodgy Lauréate s’offre le luxe des appuie-têtes « virgule » encastrables, et une banquette rabattable 1/3 – 2/3 indispensable pour accéder à la troisième rangée, qui dispose (la grande classe) de vitres entrebaillantes ! Autre équipement qui n’est pas donné à toutes les versions : le tendelet cache-bagage à enrouleur, amovible. Mieux vaut le retirer à deux mains : les maigres encoches dans les garnitures ne retiennent pas grand chose. Avec un peu de bol, la chute du cache-bagages ne les rayera pas trop.

Plier et déplier la banquette du deuxième rang est enfantin, même avec une manette toute frêle. Pour tout remettre en place, il faut accompagner le dossier, et verrouiller avec la manette frêle. « Claquer » le siège ne suffit pas.  Du côté de la banquette de la troisième rangée, la manipulation est moins simple. Il faut obligatoirement passer par le hayon. Dacia évite les portes battantes de la Logan MCV, mais conserve le vieux bouton poussoir, pour l’ouverture. On ne se refait pas.

A la base de la banquette, en levant les minces tiges rouges, les dossiers se rabattent, et il suffit de tirer sur une sangle rouge pour lever la banquette, et la pousser pour qu’elle se positionne en porte-feuille contre la banquette de rang 2. Il faut absolument avoir confiance dans le fait qu’elle se coince dans un espace creusé pour ne pas penser qu’elle va vous retomber sur les doigts. La remettre en place est un jeu d’enfant : décoincez la banquette, laissez-la tomber (gare aux doigts quand-même) et appuyez sur les tiges rouges pour déplier les dossiers. Jusque-là, ça va, c’est simple.

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Et pour enlever la banquette en question ? Quand la banquette est repliée sur le rang 2, d’autres minces tiges rouges ouvrent des crochets, qui libèrent les 18 kilos du monstre. Tout déloger, avec un genou sur le plancher, n’est pas ce qu’il y a de plus commode. Reposer la banquette de rang 3 est encore plus compliqué. Jouer à ça à la tombée de la nuit,c’est risquer la crise de nerfs. Même en plein jour, il faut être costaud en Mikado pour cette épreuve de précision. C’est faisable, certes, mais pas pratique.  Ceux qui ne veulent pas stocker le banquette de rang 3 hors de la voiture peuvent encore l’accoller à la banquette de rang 2 repliée. L’ensemble doit être sanglé aux tiges d’appuie-tête. Une formule artisanale.

En ayant chois l’option de la banquette de rang 3 « out », on atteint la configuration deux places, et 2600 litres de chargement. La banquette de rang 2 est dans ce cas rabattue en portefeuille, puisqu’elle n’est pas amovible. On perd donc de précieux centimètres en longueur de chargement. Ce repliage en portefeuille constitue même un obstacle, en cas de chargement d’objets long. Dommage, car le siège avant passager peut être partiellement rabattu !

Un Lodgy pour camper ?

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Tant qu’on se trouve avec cette banquette aux pieds, peut-elle être utile, façon sièges d’appoint pour camping ou pique-nique, comme c’était le cas dans la Renault 4 ? Non. Un crochet d’arrimage proéminent la rend bancale. Sans appui au dos, elle est inutilisable. Sur un sol meuble, posée contre un arbre, en revanche, il y a du défi dans l’air.

Devant le spectacle de la configuration deux places, et d’espace arrière libéré, tester les capacités du Lodgy en camping est plus que tentant. Peut-on dormir à l’arrière d’un Lodgy ?  Là encore, il faut avoir une sacrée confiance dans la banquette de rang 2 repliée et coincée contre les sièges avant. Même pas un petit extenseur de maintien avec une tige d’appuie-tête avant (comme sur la Renault Twingo) à disposition pour se prémunir d’une chute sur le « campeur » allongé. Si celui-ci dépasse le mètre soixante-dix, il devra dormir en oblique. Et surtout composer avec un plancher pas vraiment plat, et les stations d’arrimage des banquettes proéminentes. Sans tapis moussé, mieux vaut abandonner l’idée. Un Renault Grand Scénic est plus confortable sur ce point-là.

Le réglage de cette putain d’horloge…

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Si le Dacia Lodgy reste bloqué, par certains aspects, à une bonne dizaine d’années en arrière, il apporte aussi son lot de modernité avec une mécanique à la page, et un système multimédia dernier cri : le MEDIANAV, un combiné regroupant un écran tactile de 7 pouces, le Bluetooth, la navigation, et le système audio avec prises USB et Jack en façade. Une première, sur une Dacia.

Un sommaire d’accueil, intuitif, permet d’accéder à toutes les fonctions d’un seul coup d’oeil et de doigt. Radio, média, téléphone, navigation paramètres de réglages… Direction le menu « Media », celui qui contrôle la musique embarquée.  Le système audio se passe, dans cette configuration, de lecteur CD : il va falloir convertir sa musique, et la stocker sur clé ou dans un baladeur nomade ! Les fonctions audio peuvent être pilotées sur l’écran, ou à partir des commandes sous le volant. Rien à dire sur la qualité sonore, très honnête, sachant que le Lodgy ne dispose que de quatre haut-parleurs : deux devant, deux derrière. L’économie selon Dacia l’oblige à se passer des tweeters à l’avant.

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La navigation ne dispose que de la cartographie France. Les graphismes simples ont le mérite de la clarté, et les parcours peuvent être affichés en 3D, ou en mode « birdview ». Différentes icônes peuvent cependant perturber la lecture : la boussole, le mode muet… et surtout les logos des supermarchés près de l’itinéraire. Ne comptez pas trop sur le MEDIA NAV pour vous filer des tuyaux sur les radars ou les zones de danger : il n’y en a pas. Les limitations de vitesse apparaissent, quand elles ne sont pas fantaisistes : 50 km/h maxi sur l’autoroute A26 entre Béthune et Arras, j’y crois moyennement…

Globalement efficace, claire et rapide, la navigation facilite le quotidien. Un bon système nomade à 200 euros fait l’affaire. Mas il y a quelque chose de grisant à se balader dans un Lodgy avec écran tactile. Un conseil : gardez un appareil photo près de vous et immortalisez les tronches étonnées de vos collègues et amis quand vous leur direz que vous avez un système de navigation intégré dans votre Dacia…

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Un système satisfaisant, donc. A deux détails près : l’absence de température extérieure, et… cette putain d’horloge intégrée au MEDIA NAV. Dans un récent papier, mon collègue Sébastien Jacquemart avait relevé l’étrange « impossibilité » de la régler. Franchement étonnant, vu l’expérience du bonhomme en matière d’essais automobiles. Et puis une Dacia, c’est simple, non ? Alors le réglage de l’horloge, ça ne doit pas être une machine à gaz ! Mais notre Lodgy affiche une dizaine d’heures d’écart avec l’heure réelle. C’est donc parti pour une séance de réglage, façon « Je sus un grand, je vais trouver tout seul » : dans le menu « Paramètres », on ne peut que régler les unités de l’horloge, 12 h ou 24 h. Tous les sous-menus des menus ayant été explorés, l’astuce est ailleurs. Pas dans les manuels d’utilisation. La doc du MEDIA NAV ne mentionne que la possibilité de modifier les unités horaires. Celle du véhicule ne dévoile que le secret du réglage de l’heure sur la petite horloge, près du compteur de vitesse, des versions non équipées du MEDIA NAV.

Chou blanc, donc. La fierté en prend un coup, mais il faut se rendre à l’évidence : Dacia nous fait le coup de la bagnole simple qui te fait passer pour un con. Ne pas savoir régler l’heure, franchement… Direction une concession Renault-Dacia. Celle d’Arras Sud, en l’occurrence. Accueil sympa : « Bonjour, est-ce que vous savez comment on règle l’heure sur un Lodgy équipé du MEDIA NAV ? »  Mon interlocuteur avoue l’ignorer, mais il dispose d’un technicien qui a été formé pour Dacia. Il vient quand même voir la bête, cherche par lui-même, épluche les manuels d’utilisation. Le technicien formé tombe lui aussi le bec dans l’eau. Coup de fil à un ami, en l’occurrence une concession jumelle, à l’autre bout de la ville. « Question à deux francs six sous : comment on règle l’heure sur un Lodgy avec MEDIA NAV ? » Impuissance générale.

Dacia Lodgy

Le sauveur de la dernière chance sera-t-il le préposé à la préparation des véhicules neufs ? « Vous avez la télécommande ? » me lance-t-il. Je stresse parce que n’ai pas l’heure sur mon Lodgy, et lui il ne pense qu’à blaguer ? T’as intérêt à trouver la solution pour ne pas passer pour un con, toi… Il tapote sur l’écran, sèche aussi, avant de s’arrêter sur le sous-menu « Paramètres usine ». En gros, c’est l’écran à partir duquel on réinitialise les données du MEDIA NAV. Notre interlocuteur coche toutes les cases : radio, navigation, système, etc… Tout est remis à zéro. « Ah oui, c’est ça ou on n’a pas l’heure… » dit-il avec un large sourire.

Moi, je voulais conserver les réglages, les radios sélectionnées, et les adresses enregistrées dans le GPS, AVEC la bonne heure. Bon, la prochaine fois, je saurai qu’il n’est pas nécessaire de cocher toutes les cases pour réinitialiser uniquement l’heure. Comme par magie, la bonne heure apparaît, calqée sur les satellites de navigation. C’est génial, la technologie… sauf quand elle prend la tête juste pour un pauvre réglage d’horloge !

Le bilan

Dacia Lodgy

Une chose est sûre : si le prix au mètre cube est LE critère d’achat, le dernier-né de Dacia jette un pavé dans la mare. En faisant fi du plaisir de conduire et de l’esthétique, le Lodgy s’appuie sur des bases très correctes, si on y met le prix. Le tarif de base de 9.900 euros (1.6 MPI 85 essence) n’a que pour lui la capacité d’attraction. Un engin si mal équipé et si mal motorisé renvoie non pas au début des années 2000, mais au début des années 1990.

Un Lodgy qui tient le choc se monnayera autour de 15.000 euros, pour ne pas se mettre à dos les gamins qui pâtissent de l’absence d’une clim, en plein été, ou condamnés à faire des doigts d’honneurs aux routiers qui collent au cul sur l’autoroute. Une voiture neuve aussi spacieuse à ce prix-là, ça ne court pas les rues. Mais il faudra faire l’impasse sur des matériaux intérieurs flatteurs, quelques équipements pratiques, et sur une modularité aussi évoluée que sur la concurrence plus chère.

Dacia Lodgy

Dans cette version 1.5 dCi 110, le fond est nettement plus convaincant que la forme : la mécanique moderne, et les trains roulants encaissent facilement toutes les exigences d’une utilisation quotidienne, dans un confort acoustique honnête. La rallonge de 600 euros pour passer d’une version dCi 90 à une dCi 110 permet au moins de bénéficier d’une boîte à six rapports agréable, et d’un niveau sonore abaissé sur autoroute. L’introduction du système MEDIA NAV, simple mais moderne, ajoute une pointe de modernité, mais c’est l’arbre qui cache la forêt : les économies, parfois mal placées, sont toujours trop visibles.

Le Lodgy est parfait pour les familles qui ne peuvent ou ne veulent plus suivre l’inflation galopante en termes de gabarit, d’équipements (parfois superflus) et de prix des monospaces compacts. Mais, à prix comparable, la concurrence est féroce… en occasion. Les monospaces compacts modernes récents prennent leur revanche. A étudier. Les engins les plus menacés par le Lodgy sont les utilitaires transformés en deux coups de cuillère à pot en coûteux véhicules familiaux. Des dérivés qui ne vont pas tarder à voir arriver un rival, qui peut aussi faire de l’ombre au Lodgy à cinq places. J’ai nommé le Dacia Dokker. Moins long, toujours inutilement haut, mais encore moins cher.

Dacia Lodgy 1.5 dCi 110 Lauréate 7 places

Dacia Lodgy

  • 15.990 euros
  • 1.461 cm3
  • 110 chevaux
  • Boîte six vitesses
  • Emissions de CO2 : 116 gr/km
  • 6 CV
  • Vitesse maxi : 175 km/h
  • 0 à 100 km/h en 11.6 secondes
  • 1.000 m départ arrêté en 33.4 secondes

Equipement de série

  • Limiteur de vitesse
  • Vitres et rétroviseurs électriques
  • Climatisation manuelle
  • Projecteurs antibrouillard avant
  • siège conducteur, volant et ceintures avant réglables en hauteur
  • Banquette arrière rabattable 60/40

Oh oui !

  • Insonorisation
  • Moteur et boîte modernes
  • Espace habitable
  • Consommation correcte
  • Confort de suspension

Oh non !

  • Plastiques intérieurs
  • Modularité rudimentaire
  • Mesquineries d’équipement

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