Le sport auto français en deuil après la disparition de Philippe Bugalski

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Le rallye et le sport auto français sont orphelins de Philippe Bugalski (à gauche, sur la photo). Le pilote originaire de l’Allier est décédé accidentellement hier. Il avait 49 ans… et un sacré parcours derrière lui.

Il a pratiqué l’un des métiers les plus dangereux au monde, et c’est à son domicile, en Seine-et-Marne, en tombant d’une nacelle, que Philippe Bugalski est décédé. L’ancien pilote, âgé de 49 ans, sa chevelure blonde et son coup de volant vont manquer au sport automobile français.

« Bug » a débuté en rallye en 1985, et a connu une fin de carrière flamboyante, en championnat de France. Il a même posé quelques jalons pour Citroën, sur le circuit mondial. Champion de France des deux litres en 1995, il a fermement bataillé en 1997 dans le team Renault Diac, au volant d’une Mégane Maxi, contre les frères Panizzi et François Delecour, sur Peugeot 306 Maxi.

Bugalski et Chiaroni au rallye du Touquet, en octobre 1997.

Quand Renault quitte le rallye fin 1997, Philippe Bugalski fonce chez Citroën qui développe la Xsara Kit-Car. C’est au volant de la Xsara qu’il glane trois titres de champion de France, avec son co-pilote Jean-Paul Chiaroni, en 1998, 1999 et 2000. Durant la saison 1999, il s’offre même deux victoires en championnat du monde, en Catalogne et en Corse. Deux victoires qui ont aidé Citroën à se décider pour aller combattre en WRC. La suite de l’histoire, on la connaît…

En 2001, quand Citroën s’engage au championnat du monde avec la Xsara WRC, Philippe Bugalski marque un point à l’Acropole, et ouvre la voie à un certain Sébastien Loeb. « Bug » a mis un terme à sa carrière fin 2003, mais est resté pilote d’essais pour Citroën Racing.

Le même tandem, en Xsara Kit-car, au rallye du Touquet, en octobre 1998.

En 2012, le monde de l’automobile a aussi perdu d’autres figures : Ferdinand Alexander Porsche, concepteur de la désormais mythique Porsche 911, petits-fils du Ferdinand Porsche fondateur de la marque, décédé à l’âge de 76 ans en avril, mais aussi Sergio Pininfarina, décédé début juillet à l’âge de 85 ans. Le styliste turinois avait développé la carrosserie de son père, en signant quelques unes des plus belles autos au monde, chez Ferrari, Lancia, et même chez Peugeot, avec notamment la 406 Coupé.

Le 10 août, enfin, c’est le décès de Paul Berliet (94 ans), qui a été annoncé. Paul Berliet avait pris les rênes de la société au décès de son père, Marius, en 1949. Il a considérablement développé l’entreprise de production de camions, jusqu’à ce qu’elle passe sous la coupe de Renault, et devienne Renault Véhicules industriels. Paul Berliet a également créé, en 1982, la fondation Berliet, attachée à la sauvegarde du patrimoine automobile de la région lyonnaise, et à la préservation de l’histoire de l’entreprise.

PHOTO EN HAUT : DPPI/CITROËN RACING

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