Vente de la collection Heuliez : et les 41 nominées sont…

Au sortir de Rétromobile 2012, la stupéfaction avait gagné quelques passionnés. Sans crier gare, le propriétaire d’Heuliez avait décidé de vendre une partie de la collection de prototypes, études de style et maquettes stockées à l’usine de Cerizay. Artcurial se chargera de disperser aux enchères, sans prix de réserve, quarante et une voitures exceptionnelles dans le cadre de Le Mans Classic, le 7 juillet, sur le coup de 18 h.

Conservatoire Heuliez (15)

C’était une occasion unique de lire, d’un seul coup d’oeil, une grande partie de l’histoire d’Heuliez. Réunies sous le même toit, les études du carrossier-constructeur seront vendues. Une unité brisée, qui a ému nombre de passionnés, qui n’ont pu infléchir la position des dirigeants d’Heuliez, confrontés à un besoin de financement de leur activité.

Conservatoire Heuliez (11)

François de Gaillard, le patron d’Heuliez, avait rapidement annoncé, après le sauvetage de l’entreprise, qu’elle ne construirait plus d’automobiles. La fin d’un chapitre énorme de la vie d’Heuliez, pour continuer à écrire une autre histoire, dans la sous-traitance industrielle.

Heuliez s’est encore détaché de ce passé richissime, en mettant en vente 750 brevets relatifs à la conception de toits rigides rétractables, brevets exploités sous licence par des constructeurs et équipementiers. Heuliez s’était engagé, à l’époque, à fournir à l’acheteur l’assistance technique, appuyée par un transfert de connaissances.

L’autre partie la plus visible du détachement d’Heuliez envers l’automobile, c’est donc la vente de 41 voitures de sa collection, prévue le 7 juillet au Mans.  Des voitures souvent uniques, issues des bureaux d’études du constructeur deux-sévrien, qui ont fait briller le nom d’Heuliez sur les salons internationaux, et dans la confidentialité des bureaux d’études de grands constructeurs.

Conservatoire Heuliez (6)

Nombre de ces autos mises en vente ont été des propositions restées sans suite. Il s’agit donc de prototypes uniques, rattachés à un grand constructeur. Ce qui faisait l’intérêt de cette collection, c’était son incroyable unité, qui permettait de mesurer l’inventivité d’Heuliez, et son évolution dans le temps. Un vrai livre d’histoire de tôles, de clay et de résine…  Un livre d’histoire qui disparaît. Enfin, pas tout à fait. Les voitures dormiront bien à l’abri, c’est certain. Mais l’occasion de les voir réunies est définitivement perdue.

L’idée d’un conservatoire, ou d’un musée, qui aurait pu attirer les collectionneurs de France et de Navarre, sera remisée dans un placard. Pourvu qu’on ne retombe pas dessus, dans quelques années. Et en soufflant sur la poussière, « on  » se dise : « quel gâchis, si on avait su… » Le patrimoine industriel local perd un de ses éléments les plus marquants. Le tourisme aussi, perd une occasion de se saisir d’un sacré levier.

Conservatoire Heuliez (9)

Voici la liste des ces voitures qu’une nouvelle vie attend, à l’abri, sans doute, des regards curieux et ébahis.

Talbot Wind (1980)

Talbot Wind Heuliez (2)

Dérivée de la Simca 1100 VF2, sur une base de plateau-cabine fabriqué par Heuliez pour la Matra-Simca Rancho. Elle a été présentée au salon de Paris, en octobre 1980. Elle est estimée entre 15.000 et 25.000 €.

Citroën M35 (1970)

Citroën M35 Heuliez

Voiture personnelle d’Henri Heuliez, repeinte en bleu à sa demande, elle affiche 87 059 km et dispose d’une carte grise normale. Elle est l’une des rares survivantes parmi les 267 exemplaires de M35 emboutis et assemblés chez Heuliez. Elle est estimée entre 20.000 et 40.000 €.

Peugeot 405 coupé (1987)

Peugeot 405 coupé Heuliez (2)

Exposée au salon de Genève 1988, elle a été proposée à Peugeot pour le marché américain. Elle est basée sur une Peugeot 405 Mi16, et affiche 52 km au compteur. Elle est estimée entre 20.000 et 30.000 €.

Simca 1100 fourgon prototype (1967)

Simca utilitaire Heuliez

Simca-Chrysler demande à Heuliez d’étudier un petit fourgon urbain à traction avant. Chrysler met fin à la réalisation de cet utilitaire. Le prototype est une maquette de démonstration à coque métallique et roues non directionnelles. Il est estimé entre 6.000 et 12.000 €.

Renault 25 Limousine (1986)

Renault 25 limousine Heuliez

Heuliez a assemblé les R25 limousine pour Renault, entre 1984 et 1986. Celle-ci est la 90e produite, en 1984. Elle a été volée en 1989, a servi à un casse, et a été retrouvée accidentée quelques heures plus tard. Elle a été retapée chez Heuliez, avec un look de R25 phase 2. Elle a 51.994 km. Elle est estimée entre 10.000 et 15.000 €.

Renault Fuego cabriolet (1982)

Renault Fuego cabriolet Heuliez (2)

Heuliez étudie le cabriolet Fuego pour Renault, et le marché américain. Le modèle en vente a été transformé à Cerizay, adapté chez AMC, aux USA, et revient en France pour être exposé au salon de Paris en 1982.  Mais Renault abandonne le projet. Le prototype est unique. Il est estimé entre 15.000 et 25.000 €.

Citroën ZX Vent d’Ouest (1994)

Citroën ZX Vent d'Ouest Heuliez

Heuliez étudie avec l’accord de Citroën un cabriolet quatre places à capote en toile sur base de ZX coupé, en collaboration avec l’équipementier ASC. Il est exposé au Mondial de Paris en 1994. Mais PSA n’en veut pas. La Peugeot 306 cabriolet est en plein lancement, et la ZX a déjà trois ans de carrière derrière elle.  La ZX Vent d’Ouest est estimée entre 20.000 et 40.000 €.

Citroën AX Evasion (1988)

Citroën AX Evasion Heuliez

Heuliez étudie une version break de l’AX, sur un empattement allongé de 23 cm. Elle est présentée au salon de paris en 1988. L’AX Evasion, surélevée, propose jusqu’à sept places sur trois rangées. Grise à l’origine, elle est repeinte en vert métal, et reconfigurée en modèle 1993. Présentée à Citroën, elle reste une proposition sans suite. Elle est estimée entre 6.000 et 10.000 €.

Citroën BX break surélevé

Citroën BX break Heuliez (1)

Prototype présenté à Citroën en 1988. Il dispose de 7 à 8 places, de portes arrières et d’un dessin spécifiques, contrairement à la BX Evasion classique, produite chez Heuliez.  Il est estimé entre 10.000 et 15.000 €.

Simca 1501 coupé (1968)

Simca 1501 coupe Heuliez (1)

Heuliez produit les soubassements de Simca 1301 et 1501, expédiés à l’usine de Poissy. Pour fêter cette collaboration frucuteuse, Heuliez étudie un coupé sur base de 1501. Le prototype est exposé au salon de Paris 1968. La partie arrière et le pavillon sont en stratifié verre-polyester. Le coupé 1501 a, aujourd’hui, 12.504 km.  Il est estimé entre 15.000 et 25.000 €.

Citroën BX Dyana (1986)

Citroën BX Dyana Heuliez (1)

Break de chasse aux portes avant allongées dévoilé au salon de Paris 1986, avec une mécanique de BX 19 GTI. Il est équipé d’un toit ouvrant, et d’une sellerie en cuir noir. Il est estimé entre 20.000 et 30.000 €.

Peugeot VLV (1941)

Peugeot VLV électrique 1941 Heuliez

Heuliez n’a rien à voir avec la production de ce petit véhicule électrique, produit à 377 exemplaires entre 1941 et 1945. Le constructeur possédait un exemplaire, clin d’oeil à la fabrication des Citroën AX, Saxo et Peugeot 106 électriques, à Cerizay.

Peugeot 604 Limousine (1980)

Peugeot 604 HLZ Heuliez

Heuliez présente au salon de Paris, en 1978, la première Peugeot 604 Limousine, rallongée de 62 cm. Elle est homologuée deux ans plus tard. Celle-ci est la douzième homologuée en France, sur 124 exemplaires produits.

Porsche 914-6 Murene (1969)

Porsche 914-6 Murene Heuliez (2)

Dessinée par Jacques Cooper chez Brissonneau & Lotz, intégré au carrossier Chausson, la Murène est basée sur une 914. Le projet capote chez Brissonneau & Lotz, et Cooper se tourne vers Heuliez, qui rachète la voiture en 1971 et la repeint en orange. Mais Porsche n’est pas intéressé. La Murène est estimée entre 50.000 et 100.000 €.

Dacia Logan MCV Edelweiss (2007)

Présenté en 2007 au salon de Genève, le concept Edelweiss est doté d’un hayon arrière téléscopique qui permet de charger des engins de loisirs. Un toit escamotable coulisse vers l’avant. L’Edelweiss est estimée entre 10.000 et 20.000 €.

Citroën XM Palace (1992)

Citroën XM Palace Heuliez (1)

Présentée à Genève en 1992, son empattement de XM est rallongé de 13 cm. Le porte-à-faux arrière est allongé de 20 cm. Elle reste unique, reconfigurée en 1995, peinte en bleu métallisé. Elle sert pour la visite officielle du président Chirac chez Heuliez le 15 janvier 1996.

Elle est estimée entre 15.000 et 20.000 €.

Citroën BX 4TC (1986)

Citroën BX 4TC Heuliez (1)

Heuliez produit de 1985 à 1988 la BX 4TC civile, qui sert de base à une version de rallye en groupe B. 85 voitures sont écoulées. En 1988, Citroën essaye de racheter une partie de ces autos pour les détruit, et met au pilon les neuves qui ne sont pas vendues.  Celle vendue est assemblée par les élèves du lycée professionnel de Niort, et c’est Gérard Queveau, le PDG d’Heuliez, qui choisit de la peindre en noir. Elle est estimée entre 40.000 et 60.000 €.

Citroën SM Espace (1971)

Citroën SM Espace Heuliez (1)

Heuliez propose une version à toit ouvrant à lamelles rabattables dans une poutre centrale. Le mécanisme est à commande électrique.

La SM Espace naît avec une jalousie arrière, qui disparaît ensuite. Un autre exemplaire est construit pour Henri Heuliez, peint en bleu. Le premier a été envoyé à la casse, d’après Artcurial, qui donne cette information sur le descriptif de la vente aux enchères.

Une version que contredit Yves Dubernard, designer qui a dirigé le centre de style d’Heuliez de 1971 à 1984. La SM Espace a été le premier projet sur lequel il a travaillé, à Cerizay.

Selon Yves Dubernard,  » la voiture bleu métal mise en vente est bien la première voiture fabriquée et exposée dans une robe aubergine au salon de Paris 1971. Elle a ensuite été remise  dans sa configuration de série pour le salon de Bruxelles 1972, et repeinte à cette occasion dans cette couleur qu’elle gardera définitivement. Aucune voiture n’a heureusement été envoyée à la casse. « 

Quel que soit son passé, cette SM Espace exceptionnelle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Elle est estimée entre 200.000 et 400.000 €.

Ford Fairlane 500 Skyliner (1957)

Un modèle acquis par Heuliez pour étudier la cinématique du hard top. Il est estimé entre 15.000 et 25.000 €.

Peugeot 309 break (1988)

Peugeot 309 break Heuliez (1)

Heuliez étudie une variante break asymétrique, avec une porte côté conducteur, et deux côté passager. Elle a été présentée au salon de Genève en 1988. Restée sans suite, elle est estimée entre 5.000 et 10.000 €.

UMM VLH (1982)

Heuliez signe un accord de production avec UMM, fabricant portugais qui produit des petits 4X4 après avoir racheté la licence de Cournil. Heuliez homologue une version avec moteur diesel 2.5 Indenor 76 chevaux, et le nomme VLH 4X4. L’engin doit séduire les administrations. Ce modèle a été le véhicule personnel de Gérard Queveau pour aller à la chasse. Il affiche 5.932 km. Il est estimé entre 3.000 et 5.000 €.

Citroën VLH M7 (1971)

Le projet M7 est signé Citroën, à la demande de l’armée, qui veut un petit 4X4 pratique et léger. Heuliez l’étudie avec des trains roulants, la suspension hydropneumatique et une mécanique de GS.  Le projet est recalé par la Défense, et le prototype beige est restitué à Heuliez, qui le repeint en bleu.  Il est estimé entre 8.000 et 16.000 €.

Citroën Scarabée d’Or (1990)

Citroën Scarabée d'or Heuliez

Concept car de petit 4X4 ludique présenté à Genève en 1990, sans mécanique. Ce devait être celle de la BX 19 GTI. Eddy Barclay aurait signé un chèque pour l’acquérir, mais Heuliez refuse de motoriser ce concept-car sans l’accord de Citroën. Cette maquette est estimée entre 10.000 et 15.000 €.

Citroën Xantia break Buffalo 4X4 (1996)

Citroën Xantia Buffalo Heuliez (1)

Heuliez, qui produit la Xantia break, retente l’aventure de la BX Evasion 4X4. La Xantia est équipée de quatre roues motrices, et restylée à l’intérieur et à l’extérieur. Elle est estimée entre 15.000 et 25.000 €.

Mercedes 500 SEL Limousine (1984)

Mercedes limousine Heuliez

La Mercedes 500 SEL de 5.29 m est rallongée à la demande de la direction de Daimler-Benz. Mais le projet est abandonné, et Mercedes laisse la voiture à Heuliez. Elle a servi à Mme Heuliez, et affiche 38.536 km. Elle est estimée entre 10.000 et 20.000 €.

Mercedes CLK Retractop (2002)

Mercedes CLK Retractop 10 Heuliez

Heuliez propose une version coupé-cabriolet à toit rigide du coupé CLK. Le prototype est réalisé sur une base de CLK coupé de 1998.  Elle est estimée entre 10.000 et 16.000 €.

Heuliez Intruder (1998)

Heuliez Intruder (1)

L’Intruder est signée Marc Deschamps, responsable du centre de style Heuliez Torino. Elle est basée sur un Mercedes G pour devenir un tout-terrain de luxe. Elle est présentée en 1996 au Mondial de Paris, puis remodelée pour accueillir un toit rétractable électriquement pour le salon de Genève 1998. L’Intruder est estimée entre 15.000 et 25.000 €.

Heuliez Stars & Stripes (1986)

Heuliez Stars & Stripes

Heuliez présente en 1986 son premier concept-car, le coupé Atlantic, à deux places, voulu ludique et accessible, sur une base de petite voiture française. En 1987, l’Atlantic est transformé en Spider avec la suppression du toit. Il est badgé Renault en 1990. C’est une maquette sans mécanique ni direction, estimée entre 2.000 et 4.000 €.

Citroën XM Limousine (1995)

Citroën XM limousine  Heuliez (2)

C’est la seconde proposition de style d’Heuliez, après la Palace, pour un véhicule haut de gamme trois volumes sur base de XM. C’est une maquette non motorisée., restée sans suite, estimée entre 2.000 et 4.000 €.

Peugeot 407 Macarena (2007)

Heuliez propose le principe di toit rigide escamotable sur une berline à quatre portes : une première mondiale. Le toit se scinde en trois panneaux vitrés qui se superposent et glissent dans le coffre. Ce concept est présenté à Genève en 2006. Il est estimé entre 20.000 et 30.000 €.

Peugeot 204 Taxi H4 (1972)

Peugeot H4 Taxi Heuliez (1)

Le taxi H4 est présenté en 1972 au salon de Paris. Dessiné par Yves Dubernard, il utilise la plate-forme d’un break Peugeot 204 diesel acheté d’occasion… C’est un monospace compact de 3.65 m, équipé d’une cellule individuelle pour le conducteur. L’espace habitable comprend trois places, plus un strapontin. Le toit est transparent. Avec la SM Espace et la WM P88, le taxi H4 est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Un monument estimé entre 30.000 et 50.000 €.

Renault Super Van Cinq (1985)

Renault Super Van Cinq Heuliez

Heuliez rallonge l’empattement de la Super 5, laisse une porte côté conducteur, et deux côté passager, dont une coulissante. C’est une cinq places, avec deux sièges escamotables dos à la route dans le coffre. La Super Van Cinq est estimée entre 8.000 et 12.000 €.

Peugeot 504 Loisirs (1979)

Heuliez propose une version ludique du pick-up 504, avec une cellule à structure métallique habillée de polyester. Cet engin est estimé entre 10.000 et 20.000 €.

Peugeot Agades (1989)

Peugeot Agades Heuliez

Première tentative d’Heuliez de proposer un petit 4X4 urbain et ludique, long de 3.30 m. Il est réalisé sur une base de BX GTI 4X4. Bleu à l’origine, il a été restylé façon baroudeur et repeint pour être montré à Genève en mars 1990. Il est estimé entre 8.000 et 12.000 €.

BMW Série 3 Rétractop (2000)

BMW Serie 3 Retractop 2 Heuliez (1)

Le toit rigide rétractable pensé pour conserver la silhouette du coupé Série 3. Elle a été montrée à Genève en 2001. Elle est estimée entre 8.000 et 12.000 €.

Renault Safrane Long Cours (1994)

Renault Safrane Long Cours Heuliez (3)

Le design Renault demande à Heuliez de réaliser un break sur la base de la Safrane, après avoir repéré un dessin sur le stand Heuliez au salon de Genève 1993. La base est une Safrane V6 Biturbo.

Le concept se veut un élégant break de chasse à quatre places hyper luxueux, avec toit panoramique vitré.  Elle est dévoilée au Mondial de Paris en 1994. C’est là que l’épouse de Jacques Calvet, alors PDG de PSA, serait tombée en admiration devant l’auto, espérant pouvoir en commander une. Peine perdue ! La Safrane Long Cours est estimée entre 30.000 et 50.000 €.

Heuliez Raffica (1992)

Heuliez Raffica (2)

Dévoilé en 1992 par le bureau de style Heuliez Torino, le Raffica est une maquette qui montre le principe du toit escamotable. D’abord présentée dans une couleur orange au Mondial de 1992, elle a été restylée et repeinte en bleu. Cette maquette est estimée entre 2.000 et 4.000 €.

Renault Espace Teksi (1998)

Renault Espace taxi Heuliez

Matra est sollicité pour étudier un taxi urbain pour la Malaisie. Heuliez réalise mille exemplaires, destinés à l’agglomération de Kuala Lumpur, pour Petronas. Ce taxi est estimé entre 6.000 et 8.000 €.

WM P88 (1988)

WM P88 Heuliez

Une voiture qui a contribué à la légende des 24 Heures du Mans. Welter et Meunier conçoivent des voitures de compétition qui se distinguent au Mans. Heuliez sponsorise le team et participe à l’élaboration des carrosseries.

En 1988, WM veut battre le record de vitesse de 391 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, détenu par Porsche. Heuliez conçoit une carrosserie des plus fluides. Aux mains de Roger Dorchy, la WM P88 établit un record, à 405 km/h. Même si la P88 abandonne, elle reste à ce jour titulaire à jamais du record de vitesse au Mans.

La voiture vendue l’est sans son moteur, endommagé en 1988 et repris par Gérard Welter, qui le détient toujours. Cette WM mythique est estimée entre 150.000 et 250.000 €.

WR SP2 maquette de soufflerie (1990)

Gérard Welter crée, en 1989, Welter Racing. WR et Heuliez étudient une barquette pour créer une formule de compétition. Cette maquette était destinée à la soufflerie. Elle est estimée entre 3.000 et 6.000 €.

WR SP2 maquette d’exposition (1990)

La deuxième maquette réalisée, pour visualiser les travaux WR-Heuliez. C’est une coque nue fixée sur un cadre métallique, estimée entre 2.000 et 4.000 €.

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L’incroyable collection Heuliez sortie de son sommeil
Collection Heuliez : un pan de patrimoine automobile français classé monument historique ?

13 réflexions sur “Vente de la collection Heuliez : et les 41 nominées sont…

  1. L’avis de Mr Dubernard au sujet de la SM Espace n°2 est inexact. Les archives Heuliez tout comme la carte grise et la plaque constructeur de l’auto font apparaitre que la SM Espace de la vente Artcurial porte le numéro de série SB6200, voiture dont la sortie de chaine est postérieure à la présentation de la SM Espace n°1 au salon de Paris. Cette auto SB6200 est traçable tout au long de sa vie dans l’entreprise Heuliez. Les archives montrent également que la voiture du Salon de Paris porte un numéro de série antérieur. Elle est elle aussi traçable dans les archives et l’ordre de destruction de l’auto figure dans les archives du carrossier. Cette auto a été par la suite retrouvée en épave chez un casseur local par un collectionneur. Les éléments spécifiques HLZ-Espace ont été découpés et conservés puis remontés sur une base saine. Cette reconstitution, qui fut restaurée par les établissement Crescia et fit partie de la collection d’Yvan Giniou, est connue des collectionneurs et écume les concentrations SM et Citroën sous une livrée blanche et noire.
    Il y a donc bien deux SM-Espace, celle du salon qui a eu une triste fin et fut ressuscitée sur une nouvelle base, et le second exemplaire authentique aujourd’hui mis en vente.

  2. Un grand merci pour cet article et toutes ces photos afin de garder un souvenir de ce grand carrossier de tradition. Dommage que l’Etat ou la Region n’ait pas su monter un organisme afin de sauver la collection en bloc, tel que fut le cas avec le patrimoine Saab en Suède.

  3. Bonjour est ce que tous les véhicules on été vendus.Car je recherche une Renault 25 limousine dans cet état.Un grand merci pourceaux qui peuvent m’aider.

      • Bonjour un grand merci pour votre réponse.Si par hazard vous savez ou il y en a une meme en version limousine baccara je suis preneur.Salutations.Romu.

      • Je possède une R25 limousine à vendre phase 1 😛
        Si elle n’est pas vendu, elle seras transfomrer en R25 limousine phase 2 😀

  4. j aime ce cite mais je n est pas aimer la safrane break car elle est moche et en plus comme la safrane original est une voiture de classe je pense que la safrane ne mérite pas d être un break car cette voiture a exister en version luxueuse et en finition présidentielle

  5. bonjour, quelles belles pages chers amis! aujourd’hui quelqu’un connait-il la répartition géographique actuelle des modèles vendus, les Citroen en particulier, sur la région poitou-charente et/ou sur france et/ou à l’étranger ?? bien sur ma demande porte sur des collections/musées ouverts à la visite. merci d’avance.

  6. Pingback: EN IMAGES – A la découverte des six rescapées de la collection Heuliez au musée de Châtellerault | THIS IS NOT A METHOD

  7. Pourquoi les français aiment tant acheter les voitures allemandes vite oubliées pour laisser partir les voitures françaises à l’étranger quand elles ne sont plus fabriquées ? 200000€ à 400000€ pour une voiture qui a fait un bide, la faute à qui ?

  8. franchement dommage de vendre de tel morceaux du patrimoine automobile français déjà que les petit pisseux nous fusille nos 205 GTI ou nos 19 16S … pauvre France

  9. Encore heureux qu’il existe le fada « étranger » de voitures Française !! Tout comme vous je n’aime pas les spéculateurs….une peste. Moi j’ai encore une Talbot Tagora GLS.
    Bonjour de Belgique.

  10. Pingback: Citroën Héritage : une vente aux enchères qui interroge - The Automobilist

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