Sur les Champs-Elysées, quelle ambiance dans les showrooms des constructeurs ?

PAR BENOÎT FAUCONNIER

C’est soit disant la plus belle avenue du monde. Engorgée et puante. Mais elle reste « the place to be » quand même pour les constructeurs, qui y ont installé une vitrine « mondiale ». Petite balade sur l’avenue des Champs Elysées, à Paris, à la recherche d’un peu de rêve automobile.

On a choisi le meilleur moment. Un mardi après-midi, le 16 juin, autour de 15 heures, pour flâner sur les Champs Elysées. La plus belle aveue du monde fait la gueule. Complètement embouteillée, elle n’est pas le plus bel écrin pour vendre du rêve automobile. Elle concentre et consacre même le summum de la connerie de l’automobiliste.

Et que j’avance sur le carrefour même si je sais que je le bloquerai, et que je klaxonne, et que ça s’énerve contre les piétons qui traversent quand leur feu vert les autorise. Et que cettte BMW 750 IL déboîte de manière inconsciente, pleins gaz, pour sauter d’un feu à l’autre. Suis-je bête, elle a tous les droits, avec sa plaque diplomatique. Bref, ça donne plus envie de se passer de bagnole que de circuler sur quatre roues.

Direction les décors feutrés des showroms, pour retrouver un semblant de sérénité, et se convaincre que l’auto reste un engin qui donne le sourire.

Première cruelle déconvenue à la sortie du métro Roosvelt. Le C42, implantation historique de Citroën sur les Champs-Elysées, au numéro 42,, est fermé, pour travaux et changement de saison. Du papier sur les vitres. Il n’y a rien à voir. Sauf un petit écriteau donnant rendez-vous aux visiteurs le 27 juin à 13 h.

Les Citroën présidentielles sont reparties dans leurs cachettes, et seront remplacées par des concept-cars (Révolte, Survolt, GTby Citroën, C-Sportlounge) pour l’expo « Now future ». C’est vraisemblablement le moment des toilettages puisque pile en face, la boutique du Paris-Saint-Germain est elle aussi fermée. « La prince il dit de revenir dépenser tes euros le 23 juin… »

Sur le même trottoir que celui de la boutique du PSG, direction L’Atelier Renault, pas très loin, au 53, avenue des Champs-Elysées. Ambiance Twizy à Paris, jusqu’au 8 juillet ! Le petit quadricycle électrique à deux places a envahi l’espace. Il y en a partout. Force est de reconnaître que l’engin suscite la sympathie.

Ceux qui détestent la Twizy n’auront que deux alternatives : le concept Frendzy (électrique lui aussi) exposé dans une des deux vitrines, et une Mégane RS gris clair, pour montrer que Renault sait faire autre chose que de l’électrique. Ce n’est pas le show de la Twizy, sur un bras articulé, toutes les neuf mintes, sur le podium du fond, qui va séduire les réfractaires au quadricyle.

Au coin des Champs et de la rue Quentin-Bauchart, le Rendez-vous Toyota, au 79, avenue des Champs-Elusées. Le Rendez-vous hybride Toyota, devrait-on dire. La nouvelle GT86 se sent un peu seule, à côté du concept FT-HS et de la voiture d’endurance engagée aux 24 Heures du Mans. Au fond, Toyota fait dans le fun et propose aux enfants un concours de coloriage sur des cartes représentant la GT 86. La table à dessin a la poupe et la proue d’une Yaris… Plutôt sympa.

A l’étage, c’est hybride ou hybride : Toyota met le paquet sur la pédagogie, en plus de montrer le concept FT BH, la Prius + et le I-Unit, un petit proto de mobilité urbaine à longueur variable, en fonction de la vitesse.

Quittons le Japon pour l’Allemagne, en traversant une nouvelle fois les Champs. La Mercedes-Benz Gallery, au 118, avenue des Champs-Elysées, a rhabillé ses 500 m2 aux couleurs d’AMG pour devenir l’AMG Gallery Performance, jusqu’au 31 août. Mercedes, ce n’est peut-être pas assez exclusif pour les Champs-Elysées. La firme de Stuttgart envoie ce qu’il y a de plus performant et de plus cher : un coupé CL, un ML, dans une atmosphère cosy mêlant bois et revêtements sombres.

C’est une Formule 1 Petronas qui accueille le public, dans l’immense boutique où l’on trouve à peu près tout : des chaussures bateau à 225 euros, des miniatures au 1/18e à 85 euros. Ca n’a rien de choquant pour celui qui a payé 32 euros son assiette de charcuterie au Fouquet’s. Le bureau de vente est signalé par un panneau, mais nous n’irons pas jusque la. Fin de la visite devant la SLS AMG à portes papillon. Le meilleur spot photo de l’AMG Performance gallery.

Laissons l’Arc de triomphe derrière nous et arrêtons-nous chez Peugeot Avenue. L’attroupement à l’entrée laisse penser qu’il s’y passe quelque chose. Le showroom est en chantier, et des gros bras sont carrément en galère pour installer sur un podium un cabriolet 402 Be Coach décapotable, qui doit être monté sur une double rampe.

Avec une horde de touristes prêts à se prendre une auto sur le coinde l’objectif, Peugeot Avenue est obligé de fermer le rideau de fer. Le spectacle est aussi sur le trottoir, ou plutôt en double file. Un camion est ouvert, prêt à décharger une 302 Darl’Mat. Tout doit être prêt pour le lendemain, et l’ouverture de Peugeot Avenue sur le thème Allure 2.0, qui accueille aussi la Peugeot EX1, et une 308 CC.

Dernier rendez-vous de l’après-midi, au Motor Village du groupe Fiat. On s’écarte (un peu) des Champs Elysées pour trouver l’adresse, sur le rond-point des Champs-Elysées. C’est l’occasion de renouer avec l’histoire sportive de Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Ferrari et Maserati, en se plongeant dans l’exposition « Grand-Prix 100 de victoires ».

Une expo qui réunit l’Alfa Romeo « Alfetta » 159, l’Alfa 33TT12, la Ferrari F1 1990, la Maserati MC12, la Fiat SB4 Eldridge, la Fiat Mefistofele, la Lancia Fulvia 1.6 HF, la Lancia Delta HF Integrale et l’Abarth Grande Punto S2000 Rallye. La façade n’est pas énorme. Une jeune et jolie hôtesse salue les visiteurs, et leur indique que l’exposition se déroule aussi dans les étages, et au sous-sol. Le Motor Village se présente un peu comme le C42 de Citroën, par plateaux.

Le visiteur tourne autour des voitures, hélas enfermées derrière des parois transparentes. Pour les photos, il faudra composer avec les reflets. La boutique, les resto sont accessibles entre deux coups d’oeil sur la mythique Delta Integrale, et en lisant sur les marches de l’escaliers les noms de tous les pilotes qui se sont illustrés au volant d’une belle italienne. Ca vous donne envie de piloter ? Il y a le simulateur, qui fait illusion, à condition de débourser 20 euros pour six minutes de conduite. C’est cher ? Mais on est sur les Champs Elysées, on vous a dit !

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