Un pot d’anti-rides pour les Renault Mégane et Scenic

PAR BENOÎT FAUCONNIER

L’heure du restylage a sonné, pour les Renault Mégane et Scenic, le monospace précédant la berline d’un bon mois. C’est sous les capots que les évolutions sont les plus notables, avec la révision générale des dCi, dopés à l’Energy et l’introduction d’un nouveau moteur essence, le 1.2 Tce 115. 

Ne cherchez pas la grande révolution, en scrutant le nouveau museau de la Mégane. Renault n’a pas voulu bouleverser un design estimé « apprécié par les clients« .  Les feux avant, identiques à la phase 1, sont simplement soulignés d’une barrette de leds. Le bouclier est entièrement nouveau, habillé d’éléments laqués noir ou chromés selon les finitions, au nom de la sacro-sainte montée en gamme.  Les protections en bas des portes sont maintenant peints, et le dessin des jantes est renouvelé.

Un traitement semblable attend les Scenic et Grand Scenic, qui, eux, voient les fonds de feux modifiés. Les boucliers sont également nouveaux (ils intègrent l’éclairage de jour à leds), et conservent un dessin spécifique pour différencier les Scenic et Grand Scenic.

A l’intérieur, on n’efface pas tout pour recommencer. Les selleries sont modifiées, et la série Bose devient un niveau de finition à part entière. La Mégane, comme les Scenic et Grand Scenic, pourra recevoir le Visio System. Une caméra, fixée derrière le rétroviseur intérieur, balaye la route, et gère automatiquement les commutations entre feux de route et feux de croisement, en cas de faible luminosité et lorsqu’un autre véhicule arrive en face.

Une aide au démarrage en côte, associée au frein de parking électrique, une nouvelle radio Bluetooth munie de prises jack et USB, et la caméra de recul complètent la panoplie.

Sous le capot, les évolutions profitent toutes à la chasse aux émissions de CO2. Le 1.5 dCi 110 au couple augmenté de 20 Nm (pour atteindre 260 Nm à 1.750 tr/mn)  adopte la technologie « Energy » du nouveau 1.6 dCi 130, qui fait son apparition dans la Mégane. Les émissions se situent désormais à respectivement 94 et 104 gr/km, sur la Mégane.

La « gamme » essence est enrichie d’un Tce 115 chevaux. Appelé à remplacé le vieux 1.6 16V de 110 chevaux, il n’est pas basé sur le 1.149 cm3, mais il s’agit d’un tout nouveau bloc de 1.198 cm3, qui permet à la Mégane d’afficher des émissions de 119 gr/km.

Le downsizing dans ses oeuvres… En 1995, la Mégane première du nom tirait la même puissance de 115 chevaux d’un valeureux moteur de… deux litres de cylindrée.

Deux litres, c’est juste ce qu’il faut aujourd’hui pour la Mégane  RS. Une cylindrée qui permet de dégager maintenant 265 chevaux. Une puissance disponible, avec 20 Nm de couple supplémentaires, en activant le mode Sport du RS Dynamic Management.

Le Scenic n’a pas droit à cette grosse cavalerie. En revanche, lui aussi bénéficie des derniers raffinements sur les moteurs de puissance plus modeste. Les émissions de CO2 sont aussi plus faibles, le 1.5 dCi 110 Energy émettant 105 gr/km, et le 1.6 dCi 130 Energy, déjà disponible sur les versions non restylées, descend à 114 gr. Le Tce 115 arrive lui aussi dans les monospaces, abaissant les rejets de co2 à 135 gr.

Si les tarifs des Scenic et Grand Scenic (hormis les Tce 115) sont connus (à partir de 21.350 € le Scenic Authentique 1.6 16 V bio-éthanol, et 24.850 € le Grand Scenic Authentique 1.5 dCi 110 5 places), ceux des Mégane n’ont pas encore été révélés.  Les Scenic restylés sont disponibles dès ce mois-ci. La Mégane III phase 2 sera commercialisée en mars.

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