ESSAI – Mercedes Classe M : la star du lancer de poids

Quinze ans ont passé depuis le lancement du premier ML, en 1997. Un pionnier dans son genre, qui donnait naissance à la catégorie des SUV premium, mêlant prestations routières de haute volée, capacités off road, et une certaine idée du luxe. Une combinaison jamais offerte par l’antique et mythique G.

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Le ML troisième du nom, appelé aussi Classe M, ne révolutionne pas le genre. Il l’améliore, petit à petit. Heureusement, d’ailleurs, car BMW et Audi, avec les X5 et Q7, ne sont pas prêts à rendre les armes. Le style du ML évolue en douceur. Le profil conserve la glace de custode en pointe, qui prolonge la lunette arrière. Les feux arrière s’étirent en largeur. À l’avant, les optiques gagnent en finesse et reprennent le design inauguré sur la nouvelle CLS. Les proportions restent les mêmes, d’une génération à l’autre, même si le ML atteint cette fois les 4,80 m. Les flancs travaillés accentuent cette impression de finesse. Avec les jantes de 20 pouces optionnelles (montées sur des pneus de 265/40, attention les bordures et le budget  remplacement !), le ML cache même plutôt bien son gabarit.

Athlète en apparence, mais maousse costaud sur la balance, le ML avoue un certain embonpoint, avec 2.100 kilos. Les premiers mètres au volant dissipent une foule de craintes quant à la maniabilité du pachyderme. La direction est un régal de douceur et de légèreté.

Equipé du moteur V6 350 CDI de 258 chevaux (l’autre diesel étant un tout nouveau et valeureux 4 cylindres de 204 chevaux), on se doute que le ML ne traîne pas en route. Mieux, il s’arrache du bitume avec une aisance remarquable. Athlète dans les lignes, et athlète sur l’asphalte ! La boîte automatique à 7 rapports en fait un compagnon fort bien éduqué. Souple, onctueux, et rageur, ce moteur réalise un quasi sans-faute. L’absence de vibrations et l’insonorisation soignée le condamnent à l’oubli. Injustice !

Ce sera moins le cas à la pompe, bien qu’une moyenne de 10 l/100 n’a rien de scandaleux, pour 258 chevaux. En termes d’émissions de C02, le ML 350 Bluetec passe sous la barre des 180 gr (179 grammes pour être précis). Un résultat très honorable (c’est 22,5 % d’émissions de C02 de moins que l’ancien ML 350 Bluetec de… 211 chevaux), mais pas assez pour échapper à un malus de 750 euros. Tous les ML, même le 250 Bluetec (158 gr d’émissions), largement suffisant, sont logés à la même enseigne, malgré le Stop&Start de série.

Tous se baladent bien volontiers hors du bitume avec une aisance remarquable.
En tout-chemin, seules quelques réactions sèches de notre ML 350 équipé de jantes de 20 pouces, peuvent ternir le tableau. Le ML fait en général preuve d’une agilité remarquable. Ses 2.100 kilos du sont totalement oubliés, même sur des pistes sableuses. Le ML n’est pas un traître, et pardonne les excès d’optimisme. L’électronique, qui permet des miracles, n’est pas intrusive.

Le ML peut être équipé d’un arsenal qui lui permet de tout faire, ou presque : le pack On&Offroad (2.400 euros en option), qui comprend différents réglages de boîte de transfert, de moteur, de direction, d’ESP et d’antipatinage, mais aussi la suspension Airmatic, permet les franchissements les plus ambitieux. La suspension pneumatique autorise un relevage de la caisse qui peut atteindre 18 cm.

Le mode « neige » aura quant à lui toute sa place sur la route de Megève ou de Courchevel. Le choix s’opère depuis une molette située sur la console centrale, débarrassée du moindre levier : la commande de boîte automatique se situe à droite du volant. Du coup, cette console regorge de molettes. Celle du système de navigation, celle des réglages du pack On&Offroad et celle de la suspension Airmatic. Les deux dernières peuvent s’enfoncer dans la console. Classieux.

L’écran de navigation reste bien visible, entre les deux aérateurs centraux verticaux, façon Porsche Panamera. Pour le style intérieur Mercedes, c’est une petite révolution. La qualité des matériaux progresse encore visuellement, surtout avec une planche de bord recouverte de simili-cuir avec surpiqûres en option (1.100 euros).

On n’en attendait pas moins du ML 350 Bluetec, affiché  à 59.900 euros, tarif standard auquel peuvent se greffer deux lignes : Sport (5.400 euros) et Fascination (13.200 euros). La ligne Sport est déjà séduisante et relativement complète, avec son système de navigation, les garnitures de sièges en similicuir, le hayon arrière à fermeture électrique. Dommage que le frein de stationnement électrique ne soit pas automatique, comme sur… un simple Renault Scenic.

Il faudra remettre la main au porte-feuille pour s’offrir un peu de lumière naturelle apportée par le toit panoramique, ouvrant à l’avant  (en option à 2.100 euros). Le plus ultime des raffinements ne vient pas des vélum à commande électrique, ou encore du volant à quatre branches chromées, mais d’un détail que l’on aperçoit uniquement à l’ouverture des portes : les seuils de portes marqués Mercedes-Benz rétro-éclairés, que l’on prend soin de ne pas salir après une session en tout-terrain…. ce que ne connaîtront probablement jamais la grande majorité des ML lâchés sur la route.

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