L’exercice de style de Nicolas Huet, le designer de la nouvelle BMW Série 1

En 2004, BMW ouvrait sa gamme par le bas avec la Série 1. A l’époque, son design avait interpellé. Sept ans plus tard, rien n’a changé. Avec la nouvelle Série 1, et les réactions sont toujours contrastées, même si l’on retrouve une silhouette et les gimmicks qui ont fait la personnalité de la compacte de BMW. Nicolas Huet, le papa du dessin extérieur de la nouvelle BMW Série 1, livre quelques clés de compréhension de ce style subtilement modernisé.BMW Série 1

Notion hautement subjective que le design d’une auto. Le jugement est d’autant plus casse-gueule. Il restera donc très personnel… Avec la Série 1 première du nom, BMW  a eu le mérite de présenter une auto au caractère bien trempé, pas mièvre pour un sou. Visiblement, la mayonnaise a suffisamment pris, puisque BMW a repris pour la Série 1 nouvelle génération la plupart des recettes élaborées dans les marmites de la première. Rien de chamboulé, tout a subtilement évolué.

Le coup de crayon est signé Nicolas Huet, un designer français qui a débuté sa carrière chez BMW en 1993. Il a intégré le département BMW Technik après des études à l’Art center college of design, en Suisse. Le BMW Technk, c’est le studio qui a enfanté la Z1, le scooter C1, le concept électrique E1 ou d’autres showcars. Passé au studio BMW Production, cet amateur de Mercedes CLS, de Citroën SM ou de la « sensualité » de la Lamborgini Aventador a notamment apposé sa patte sur le design de la nouvelle Série 1.  Il n’est pas parti d’une feuille totalement blanche. « Mon interprétation de la Série 1, c’est une façon de voir« , explique Nicolas Huet. « Quel était l’esprit qui me restait, avec les nouvelles contraintes à intégrer dans la nouvelle ? »

« Il fallait définir un caractère qui reste dans l’esprit de la Série 1, jeune, frais, dynamique« , raconte Nicolas Huet. « On a toujours la proportion de break de chasse, le capot long, la cabine à l’arrière, unique dans cette classe de voiture, dûe à la propulsion. » La nouvelle Série 1 mesure 8,5 cm de plus que l’ancienne (4.32 m). La largeur évolue également (+17 mm), mais pas la hauteur. D’où une voiture « étirée ». L’espace gagné profite au coffre (+30 litres, pour arriver à 360 litres), et à l’espace aux genoux arrière (+21 mm).

Nicolas Huet a accentué l’élargissement de la voiture avec une astuce : un travail sur les feux avant. La signature visuelle est unique, de jour, avec les feux à leds circulaires, et la paupière qui surmonte les deux phares ronds. « Les clignotants n’existent plus sur les côtés de la Série 1. Ils sont à l’intérieur des phares, ce qui permet d’avoir beaucoup plus de largeur, surtout la nuit. » « Les phares permettent de se différencier, de se démarquer pour garder l’identité. On ne veut pas un design qui soit décliné sur tous les modèles« , poursuit Nicolas Huet.

Dans la partie basse, adieu la prise d’air en bandeau. Elle est en trois morceaux aujourd’hui. La grosse nouveauté se situe toujours au niveau des phares. Ils courent moins vers les haricots de la calandre, agrandis. Une arête soutient le contour des phares,et se poursuit sur les lamelles des haricots. « Sur le capot, on retrouve les angles affûtés, et des angles beaucoup plus sobres et les surfaces subtiles, qui jouent avec la lumière et l’ombre. La voiture prend beaucoup de vie quand elle bouge. »

Ce rapport à la lumière se lit dans le traitement des flancs. « On retrouve le pan de Hofmeister (le pli caractéristique de la vitre arrière latérale) de l’ancienne, sur la nouvelle. » Il est poursuivi sur la porte arrière et revient vers l’avant. « On a un effet de swing à l’avant très dynamique« , décrit Nicolas Huet. Toujours sur les flancs, la ligne sous les portières se relève près de l’arche de roue arrière, et suit une courbe qu’épouse le haut du pare-chocs.

La partie arrière reprend les fondamentaux de la Série 1. Une lunette arrière de faible hauteur, et des lignes droites qui accentuent le côté ramassé de la poupe. Restent ces feux arrières, qui ont tant été assimilés à ceux d’une Volkswagen Polo, à la découverte des premiers clichés de la nouvelle Série 1. Une certaine ressemblance demeure, en partie gommée par la largeur de la BMW, et par les galbes de la glace. « On garde les feux une pièce, pour avoir une référence au caractère de la Série 1« , tranche Nicolas Huet.

Au final, il reste une voiture effectivement reconnaissable au premier coup d’oeil, qui permet une filiation évidente avec la génération précédente. Les habitués ne seront pas déroutés. La Série 1 poussée vers la sortie ne paraît tant démodée que cela. Juste un peu plus petite. La nouvelle Série 1, elle, réussit le tour de force d’avoir des visages multiples : entre une version Sport rouge avec des jantes alu sombres, ou une Urban Life blanche avec les jantes « turbine » claires, on n’a vraiment pas l’impression d’avoir la même auto devant les yeux. En revanche, on en peut que regretter  la présence de roulettes de 16 pouces, même sur les lignes huppées et tendance, comme les Sport ou Urban Life. La case option 17 ou 18 pouces s’impose !

Retrouvez l’album photo de la nouvelle BMW Série 1 en cliquant ici…

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