Renault DeZir : tous les gènes d’une Alpine moderne, mais…

PAR BENOÎT FAUCONNIER

En voilà, un face-à-face virtuel, qui a de la gueule ! Citroën Survolt VS Renault DeZir. La réponse du berger à la bergère, du losange aux chevrons.

Citroën et sa Survolt, c’était la sensation du dernier salon de Genève, livrée à la face du public, les yeux écarquillés. Un petit coupé râblé et agressif, un tantinet excentrique, à motorisation électrique.

Le même schéma du coupé « émotionnel » appliqué par Renault, ça donne DeZir. Deux places, chassis tubulaire issu de la compétition, 830 kilos sur la balance, le 0 à 100 km/h expédié en cinq secondes par propulsion. Des caractéristiques qui sentent bon la voiture des copains.

La recette n’a rien de nouveau, mais elle est toujours aussi délicieuse. Combien se damneraient pour voir, en lieu et place du losange massif, le logo Alpine ?

En voilà, une petite bête, qui ne trahirait pas l’histoire, comme c’est le cas avec les « nouvelles » Gordini. Les portes en élytre à cinématique inversée, inimaginables en série, apportent le petit grain de folie essentiel à tout concept qui se respecte. Les flancs sculptés et coupés d’éléments percés (façon alu, comme sur une Audi R8), les optiques-paupières à l’avant et les feux arrières en bandeau lumineux signent cette première réalisation dirigée par Laurens van den Acker.

Un peu de passion au menu, c’est relativement nouveau. Au détail près que c’est un moteur électrique qui officie (la base est celle des Fluence ZE, mais la puissance portée à 150 ch). Crime de lèse-majesté, pas tout-à-fait : le moteur est placé en position centrale arrière. Les batteries sont implantées derrière la banquette. Question architecture, ça cause.

Autre douceur, le système de récupération d’énergie au freinage, utilisé en Formule 1. L’énergie cinétique récupérée est stockée dans la batterie, et peut être utilisée à tout moment, à la manière d’un overboost.

D’après Renault, la DeZir pose les jalons du nouveau design Renault. Le petit coupé est le premier d’une série de concept cars annonçant progressivement l’articulation de la future gamme de la marque. « Une même équipe de designers aura en charge la réalisation du concept-car et le véhicule de série qu’il préfigure« , annonce Renault.

La DeZir sonne donc le glas d’une politique de design et d’identité franchement bancale et peu cohérente, entre la Vel Satis trop décalée, la Twingo II plutôt timide, un Scenic relativement froid, et la Laguna III, assez maladroite. Le temps des voitures « à vendre » consensuelles est-il fini ?

Le premier élément de réponse pourrait laisser espérer que oui. Jusqu’alors, Renault était resté désespérément raisonnable, en déclinant sa politique « Zéro émission », sans doute ambitieuse mais pas excitante pour deux ronds.

En y mettant les formes, peut-être que la technologie électrique sera plus « vendable ». C’est ce qu’a fait Citroën avec la Survolt. Si la misère est moins pénible au soleil, une nouvelle technologie est plus acceptable sous une belle robe. A découvrir au Mondial de l’Automobile, à Paris, en octobre.

PHOTOS RENAULT

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