Le contre-pied de Florent Malouda… converti à la voiture électrique

Un footballeur professionnel, engagé au club de Chelsea, et qui évolue en équipe de France de football de surcroît, ça aime en général les belles voitures. Florent Malouda n’échappe pas à la « règle ». Mais les énormes 4X4, assez peu pour lui. Une supersportive, alors ? Plutôt. Il vient de se séparer de sa Ferrari F430 au profit d’une voiture électrique. Oui, mais pas n’importe laquelle. Son nouveau joujou est parmi les électriques les plus puissantes au monde : une Tesla roadster.

Florent Malouda est venu avec elle chez DBT, à Brebières, entre Arras et Douai, ce mercredi. Il avait rendez-vous avec une équipe de tournage d’Auto-Moto, et aussi Hervé Borgoltz, le patron de la PME qui développe, fabrique et commercialise des bornes de recharge rapides pour véhicules électriques, entre autres.

Si le joueur de Chelsea s’est paumé à la frontière du Nord et du Pas-de-Calais, c’est pour quelques bonnes raisons : il a, d’une part, reçu d’Hevé Borgoltz un don au profit de l’association Yélé Haïti, dont il est un ambassadeur. Don de 10.000€, doublé de 10.000 autres euros offerts par Tesla, qui contribuera à mettre sur pied, sur l’île dévastée, un projet de « campus pour trois cents jeunes Haïtiens« .

Deuxième cadeau : Florent Malouda recevra un coffret de recharge rapide fabriqué par DBT,made in Brebières, pour sa Tesla. Venir remercier le PDG de DBT en personne, c’était la moindre des choses…

Bonne opération de comm’, bon plan de relations publiques. Pour le PDG de DBT, Hervé Borgoltz, la boucle est bouclée. Il connaît bien Simon Rochefort, le PDG de Tesla Europe, qui connaît Florent Malouda… Quatre cents Tesla vendues en Europe, c’est une petite famille…

Hervé Borgoltz est déjà propriétaire de deux Tesla roadsters (l’une d’entre elle est à vendre. Des candidats ?). Des autos « image » utilisées pour booster l’attrait de la voiture électrique, et donc de sa propre activité d’installation de bornes de recharges. Un marché mondial, sur lequel DBT est présent depuis plus de vingt ans. Et qui vaut à l’entreprise brebiéroise une croissance à deux chiffres chaque année.

Florent Malouda est venu sur le tard à la voiture électrique. Il faut dire que les propositions dans le très haut de gamme restent encore rares. « J’ai mis deux ans avant de la commander« , explique-t-il. Et paraît-il, ses collègues de boulot auraient tendance à s’inquiéter pour sa santé mentale.

« J’avais une Ferrari. C’était un rêve d’avoir une Ferrari. Mais quand je la prenais, j’avais des complexes à la rouler. Là, avec la Tesla, je n’ai pas de complexes. » Moins ostentatoire qu’une Ferrari, la Tesla ? Le tarif tourne en la faveur de l’américaine : 95.000 € du bout.

Et le V8 qui laisse sa place à un sifflement ? « Je me suis tourné vers l’électrique parce qu’on n’est pas obligé de rouler très vite pour avoir des sensations. » Et d’évoquer quelques frustrations au volant de la Ferrari, dont le potentiel ne peut être exploité sur route ouverte. Même si Malouda se défend d’être un pilote : « J’ai déjà eu l’opportunité de conduire sur circuit, mais ce n’est pas quelque chose pourquoi je suis doué. Je n’ai pas les capacités d’un pilote. »

Avec la Tesla, Florent Malouda dit avoir trouvé une solution d’avenir : « On sera obligé, à un mment, de passer à l’électrique. Le confort d’utilisation, c’est l’avenir. » Et l’autonomie, les recharges, ça se passe comment à la mode Malouda ? « J’ai une station de recharge dans mon garage (celle fournie par Tesla, NDLA). Je la recharge une fois par semaine environ. Elle a 350 kilomètres d’autonomie. Je fais rarement ça dans la journée. Je l’utilise pour aller aux entraînements… »

La Tesla roadster étant une stricte deux places, on espère simplement que les projets familiaux de Florent Malouda ne sont pas démesurés. Au pire, il devra patienter jusqu’en 2012 avant de s’installer dans une familiale signée Tesla : la S, en cours de développement. Un engin dont le 0 à 100 km/h est donné en moins de six secondes. Suffisant pour une petite virée dans la journée entre Londres et Brebières.

Photos Mylène REVEILLE, Benoît FAUCONNIER et Tesla Motors

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