EN IMAGES – L’usine Renault de Douai sur son trente et un pour ses quarante ans

L’opération n’est pas appelée à se reproduire toutes les semaines. Pour fêter les quarante ans du lancement des travaux de sa création, l’usine Renault de Douai a ouvert ses portes. En toute simplicité. De l’emboutissage à la fin de la chaîne de montage, en passant par la peinture et la tôlerie, la plupart des étapes de la fabrication des Scenic, Grand Scenic et Mégane CC ont été dévoilées au grand public, samedi et dimanche. Une opportunité rare.

Usine Georges-Besse Renault Douai

Un vrai carton. Rien que l’après-midi de samedi, 6.000 visiteurs s’étaient pressés aux portes du site, d’après La Voix du Nord.

Usine Georges-Besse Renault Douai

Un aperçu complet des chaînes d’assemblage, c’est plutôt rare à admirer, même si les robots fonctionnaient « à blanc » : ils n’étaient pas en condition réelles de production. Heureusement, d’ailleurs : certains étaient programmés pour dessiner des têtes de Dora l’exploratrice, au lieu de s’occuper de leurs soudures. C’était les gamins, qui étaient contents…

Des chaînes à l’arrêt, mais pas vides pour autant. Et de voir les monospaces du Losange, de tableau figé en tableau figé, prendre forme, au fil de l’assemblage de la caisse, à la Tôlerie. De se maquiller, à la Peinture. De s’apprêter, au Montage. La caisse peinte y reçoit les composantes, jusqu’au mariage entre le chassis et la carrosserie dans un processus automatisé qui dure moins d’une minute, validé par vingt-huit visseuses et douze marteaux.

Usine Georges-Besse Renault Douai

La cerise sur le capot : un petit tour offert aux visiteurs qui le souhaitaient dans un Scenic ou Grand Scenic, sur la piste d’essais de bout de chaîne. C’est, dans les conditions normales de fonctionnement de l’usine, l’étape de validation, avant de parquer les autos sur les aires d’expédition (jusqu’à vingt mille places).

Trois à quatre heures n’étaient pas de trop pour visiter l’ensemble des ateliers ouverts, et toucher du doigt la complexité d’une telle organisation industrielle. La « faute » en partie aux cinq cents employés et bénévoles du site, mobilisés pour l’occasion, qui ont su accrocher les curieux. Des ambassadeurs, devrait-on dire, qui méritent un grand coup de chapeau pour leur sens de l’accueil.

Usine Georges-Besse Renault Douai

Au milieu de cet impressionnant jeu de Meccano, la valse des chiffres a de quoi donner le tournis : mille voitures neuves sortent chaque jour de l’usine de Douai. Leur cycle de fabrication dure quinze heures. Chacune d’elles a eu droit à cinq mille points de soudure.

Ce ballet fascinant dure à Douai depuis un peu moins de quarante ans. C’est en mai 1970 que débutent les travaux de l’usine, un coup de pouce donné au Nord – Pas-de-Calais pour appuyer sa reconversion après les fermetures des mines.

Usine Georges-Besse Renault Douai

Depuis la mise en route du site, en 1975, neuf millions de voitures y ont été produites : des R5, R14, Fuego (1980), R9 et 11 (1982), R21 (1986), R19 (1988) et Mégane (1995), jusqu’à l’arrivée en 1996 du Scenic premier du nom. Depuis, Douai est l’unique berceau du monospace compact, qui a connu deux autres générations (en 2003 et 2009), sans oublier la Mégane CC, elle aussi à sa deuxième génération.

Forte d’un coup de comm’ parfaitement orchestré, la belle quadragénaire douaisienne ne semble pas prête pour la retraite…

 

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