EN IMAGES – La magie des 24 Heures du Mans en passant par le musée

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Difficile, voire impossible, de résister à la tentation. De coller son nez à la grille, sous les grandes lettres bleues. Pour un amateur d’autos, même au niveau débutant, passer au Mans sans se frotter au mythe des 24 Heures, c’est comme confondre le bruit d’un moteur diesel Fiat et celui d’un Flat 6 Porsche à l’approche de la zone rouge : ça mérite le poteau, les yeux bandés, et rien de plus.

Même hors période des 24 Heures, il est possible de flirter avec la magie de cette épreuve créée en 1923. Contre 3,50 €, il est possible de déambuler à pied autour des installations du circuit Bugatti (la première boucle d’environ quatre kilomètres).

Deuxième option : se rafraîchir la mémoire au Musée des 24 Heures, situé aux portes du circuit. Musée entièrement rénové, qui a rouvert ses portes en avril 2009 (les locaux deuxième génération actuels ont été construits en 1991) et qui, comme son nom ne l’indique pas, passe en revue non seulement l’histoire des 24 Heures, mais aussi celle du patrimoine automobile sarthois, et plus globalement, des grandes étapes de l’épopée automobile.

Sur un total de 110 voitures exposées, la moitié relate les grandes heures de la course, des origines à nos jours. Le fonds, dans son ensemble, provient des collections de l’Automobile-Club de l’Ouest, organisateur des 24 Heures, de celle du conseil général de la Sarthe, de collections privées ou de prêts de constructeurs.

Dernier petit plaisir avant de quitter la Sarthe : s’offrir gratuitement quelques tours de roue sur la portion de circuit habituellement ouverte à la circulation : il s’agit de l’ex-N 138. Super large, encore bordée, quelques jours après les 24 Heures, des rails et des grillages de sécurité. Frustrant, quand même, de remonter en sens inverse la ligne droite des Hunaudières le compteur bloqué à 90 km/h…

Jusqu’au 25 septembre, une exposition temporaire est consacrée à Jean Rondeau, né au Mans, qui participa pour la première fois aux 24 Heures du Mans en 1972, et qui créa ses propres chassis de compétition et sa propre écurie en 1975. La consécration, Jean Rondeau l’a connue en 1980 avec une victoire au Mans au volant de la M379B : un pilote-constructeur manceau qui gagne avec une voiture construite au Mans…

Drôle de destin que celui de Jean Rondeau, qui laissa son empreinte au Mans, et participa, en 1985, dans ses anciens ateliers, au lancement du projet Ventury (qui allait par la suite devenir Venturi) voulu par des anciens d’Heuliez, Claude Poiraud et Gérard Godfroy. Jean Rondeau  laissa sa vie quelques jours après les premiers essais de la nouvelle GT française, sur un passage à niveau près du Mans, au volant de sa Porsche 944, le 27 décembre 1985.

Musée des 24 Heures, place Luigi-Chinetti, 72000 Le Mans. Tarif adulte, 8 euros. Téléphone : 02 43 72 72 24. http://www.lemusee24h.com.

Le musée en images, ci-dessous…

 

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