La Nissan Leaf électrique, bientôt disponible autour de 30.000 €… aides gouvernementales déduites

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Nissan l’avait annoncée comme la première voiture 100 % électrique produite en grande série. La Leaf sera disponible dès décembre 2010 au Portugal et aux Pays-Bas. Elle arrivera au Royaume-Uni et en Irlande deux mois plus tard, en février 2011. Mieux : Nissan dévoile aussi les prix, et axe sa communication en la matière sur des tarifs tenant compte des aides gouvernementales spécifiques à chaque pays.

De quoi descendre sous le seuil psychologique des 30.000 euros, batteries comprises. Un peu salé pour une voiture compacte (4,45 m, soit quinze centimètres de plus qu’une Mégane), promise très bien équipée. Une gamme de prix que Nissan se borne à désigner comme équivalente à ceux d’une berline diesel ou hybride à équipement équivalent.

Au Royaume-Uni, la Leaf sera vendue 27.471 euros, aides gouvernementales déduites. Sans incitations, la Leaf vaudrait outre-Manche 33.353 euros. Pour 27.471 euros (23.350 pounds), le sujet de sa Majesté peut aussi lorgner sur une Mégane dCi 130 Privilège TomTom, enrichie de phares au xénon, d’un toit ouvrant électrique et de jantes alu 17 pouces (23.490 £ exactement).

Une auto qui aligne sans problèmes 900 km d’autonomie, quand la Leaf doit retourner à la case prise électrique au bout de 160 km, et qui plafonne à 140 km/h. Certes, dans un silence de fonctionnement… royal. Le coût moyen d’utilisation d’une Leaf, face à sa cousine ennemie au losange et à gazole, n’est pas encore bien précis. Nissan estime à 600 euros l’économie moyenne de carburant sur une année d’utilisation. A voir.

Sur les autres marchés, tenant compte, toujours, des aides fiscales, la Nissan Leaf sera vendue 32.839 euros aux Pays-Bas, 29.995 euros en Irlande et 29.955 euros au Portugal. En France, même si aucune date de commercialisation n’est avancée, Nissan peut compter, à l’heure actuelle, sur un bonus écologique de 5.000 euros.

Même dans une fourchette basse de l’ordre de 27.000 euros, le tarif n’aurait rien d’agressif par rapport aux concurrentes traditionnelles. Au sein même de la gamme Nissan, un Qashqai dci 106 en finition haut de gamme Tekna s’échange contre 27.200 euros.

Pari audacieux, s’il en est, d’autant qu’il va falloir habituer le client à la contrainte de ravitailler tous les 160 km, au mieux. Ce qui élimine d’entrée de jeu une utilisation sur les longs trajets, à moins de tomber, sur la route des vacances, sur des stations services équipées de bornes de recharge rapide tous les 100 km (30 minutes nécessaires pour recharger la batterie à 80 %). Dommage pour une auto à vocation familiale.

Un petit Arras – Le Touquet pour un week-end est envisageable… à moins de trouver dans la station balnéaire une prise pour permettre un trajet retour sans l’angoisse de la jauge qui descend, qui descend, qui descend… Reste à examiner avec précision le coût précis de l’utilisation d’une telle voiture « zéro émission ». Pas avant décembre.

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