Citroën DS High Rider : et maintenant, l’habitacle

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Hé bé, si on tenait le gredin distrait, qui, il y a dix semaines, a malencontreusement oublié d’enlever le film noir recouvrant les vitres de la DS High Rider… Les patrons de chez Citroën ne lui en on pas tenu rigueur. Ils en ont même profité pour lancer un plan comm’ spécifique à l’habitacle, aujourd’hui dévoilé, du concept car qui préfigure les futures DS4 et C4.

Frustrés étaient en effet les visiteurs du salon de Genève, qui n’avaient pas vu filtrer la moindre image de l’espace intérieur de l’auto. Noires de chez noires, les vitres… Dévoiler un concept car en deux temps, c’est nouveau, et permet de maintenir l’activité de la marque sous le feu des projecteurs. Un peu too much, comme stratégie… Un effeuillage minutieux orchestré jusqu’à l’arrivée de la future Citröen DS4 définitive.

On connaissait déjà la robe de la DS Highrider, sorte de coupé surélevé, et ses sous-vêtements : une chaîne de traction hybride et moteur thermique HDI, probablement identique à celle qui équipera le futur Peugeot 3008 Hybrid4 totalisant 200 ch.

L’analogie avec le 3008 ne se limite pas à la technologie embarquée. C’est une surprise, la planche de bord reprend certains codes du 3008, eux-mêmes largement piochés chez la référence qu’est Audi : Citroën parle même de cockpit. Le dessin tombant vers la droite de la console centrale, avec les aérateurs en haut, paraît être un copié-collé de chez Peugeot.

Sous les yeux du conducteur (du pilote ?), trois cerclages ; ceux entourant le compteur central sont tournés vers ce dernier. A droite de la console centrale, une pseudo poignée en alu qui rappelle encore le SUV de Peugeot. Côté volant, les critiques émises sur l’abondance de boutons sur celui de la C5 n’ont pas été entendues.

Il faudra bien se repérer avant de poser ses mains sur le quatre branches de la Citroën, qui masque des palettes de changement de vitesses. Ergonomie probablement moyenne… mais la profusion de commandes au volant donnera l’impression de piloter un engin bourré d’équipements high tech.

High tech, la planche de bord veut l’être en se dotant de matériaux luxueux (du cuir) à motifs : les insignes au losange distinctifs de la griffe DS apparaissent et s’estompent face aux passagers, mais aussi sur les renforts de sièges. Les assises, elles, adoptent un motif de type tressage (ou « bracelet », d’après Citroën) doré, rappelant la couleur de la carrosserie, et dégradé vers le gris.

Dernières allusions au monde la maroquinerie de luxe, de larges surpiqûres qui courent sur les appuie-têtes, jusqu’à la coiffe de tableau de bord. L’ensemble étant recouvert de vernis spécifiques. Bref, ça brille un peu partout. Un univers un peu chargé, qui tend vers le désormais célèbre bling-bling. Et qui décomplexe une fois de plus Citroën, mettant encore un peu plus les roues sur les plate-bandes des références du luxe. Aussi sérieuse qu’une Audi A3,mais plus délurée, la future DS4 ? Moins austère, sans aucun doute.

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