En direct du salon de Genève : moche, sale, c’est le Top 5 des nanars

Le salon de Genève, malgré sa réputation de tout premier ordre, réserve parfois de mauvaises surprises. L’oeuvre, plutôt, d’exposants qui ont tendance, tel Anakin Skywalker, à sombrer vers le côté obscur de la force. Malotrus, s’il en est, prêts à tout, même à quelque massacre, pour se faire remarquer. Gagné, puisque même sur THIS IS NOT A METHOD, on ne pouvait passer sous silence ces exactions en livrant un Top 5 des nanars du salon.

5- Porsche Panamera Fab Design

Les spécialistes du tuning à outrance ne font aucun cadeau à la « familiale » de Porsche. Le Suisse Fab Design s’y est attaqué aussi. Outre les traditionnels kits carrosserie et le sempiternel « déjantage », Fab remet des watts sous le capot. Et promet  du 330 km/h en pointe, et 3.5 secondes pour filer de 0 à 100 km/h. Soit.

Mais si vous avez quelques dizaines de milliers d’euros à dépenser chez Fab, interdisez-lui de toucher à l’habitacle. En témoigne cet aperçu de couverture sur le volant, le tableau de bord, les contre-portes et les fauteuils en velours exoti-kitsch. Ne manquent plus que les pompons et les double-rideaux pour parfaire une déco bourgeoise et surannée.

4- Fornasari Racing Buggy

Le carrossier italien a présenté à Genève un Racing Buggy conçu autour de la même base technique que les autres modèles de sa gamme, RR99 et Tender : à savoir un moteur de 7 litres de cylindrée, 610 chevaux signé General Motors, qui prévoit d’emmener chaque animal à 280 km/h, et de franchir le cap des 100 km/h en 3.8 secondes.

Le Racing Buggy rappelle de loin les Panhard VBL (Véhicule blindé léger) de l’Armée de Terre, conçus au milieu des années 80 et motorisés par des Turbo D Peugeot. La comparaison s’arrête à la ligne, ramassée vers l’arrière, anguleuse à souhait pour que les enfants de Mel Gibson, dans Mad Max, fassent mumuse dans le désert. Ou alors le Racing Buggy est-il conçu pour les émirs, afin de se déplacer en un temps record entre chaque puits de pétrole.

3- Rolls Royce Ghost Mansory

On franchit un pas dans la cochonaille automobilesque. Mansory tape encore dans la démesure avec cette Rolls Royce Ghost (la petite dernière à quatre portes). Déjà pas discrète dans sa livrée d’origine, la voilà on ne peut plus tape-à-l’oeil en version bleu et or.

Encore fallait-il la chausser de baskets de 22 pouces, et d’envoyer le moulin d’origine aux oubliettes. Fini les 570 chevaux, on passe à la force tranquille de 720 poneys. De quoi catapulter les 2.360 kilos du monstre de 0 à 100 km/h en 4.4 secondes. Au diable la limitation électronique à 250 km/h. La Mansory déboulerait à 310 km/h.

Comme la Porsche Panamera Fab Design, rien à dire sur la performance technique. L’homme à emprisonner d’urgence, c’est l’architecte qui a décidé de noyer la carrosserie sous un bleu et or extravagant. Un tel massacre, ça ne peut que plaire à un milliardaire russe. Mansory avait déjà assassiné une Bentley en la badigeonnant de rose pour miss Paris Hilton. Sacrée référence qui montre qu’on peut être richissime, et avoir des goûts… de chiotte. Même si ça se discute, comme d’habitude.

2- Bufori Geneva

Un constructeur venu tout droit de Kuala Lumpur, en Malaisie, a cru bon devoir dévoiler à Genève une limousine portant le nom de la ville suisse hôte du salon. Un bon coup de poignard dans le dos !

La Bufori Geneva, c’est, comment dire… baroque. Moche ? Laid ? Archaïque ? Hors du temps ? Passée la bonne idée des portes à ouverture antagoniste, le reste n’est que caricature d’un luxe qui voudrait, paraît-il faire une descente en Europe. Bufori a bien fait le choses en équipant la bête d’un V8 de 430 chevaux.

Ce manque de discrétion à tous les étages ne serait même pas pour plaire à Cruella, qui aurait préféré une monture noire. L’engin pourrait se vendre autour de 200.000 euros. Pour qui est lassé de sa Mercedes Classe S diesel trop discrète à 120.000 euros.

1- DR CW20

Le top du nanar de Genève 2010 est sans discussion possible décerné à DR. DR, c’est un Italien qui fait venir de Chine des voitures en kit, et qui les assemble avant de les mettre sur la route.

De la qualité de fabrication chinoise pur jus, des plastiques immondes, des assemblages plus que douteux, et des allures de voiture sans permis avec de faux airs de Toyota. Le constat est sans appel. C’est triste à mourir. Les tarifs sont encore gardés secrets. Qu’ils le restent le plus longtemps possible.

On retrouve (un peu) la banane en se plongeant dans l’habitacle de la CW20, et on remercie on ne sait quelle divinité d’avoir fourni en acides ou en ecstas le designer qui a eu l’idée d’habiller la planche de bord et les sièges en fausse peau de crocodile rouge. De l’élégance à l’état pur, qui fera école.

Ou alors la blague de potache a mal tourné, et l’ingénieur en chef a validé sous l’ordre d’un ponte du Parti communiste chinois.

 

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