En direct du salon de Genève : les clins d’oeil

Dans un salon, il n’y a pas que des belles hôtesse et des belles bagnoles. On peut y relever des détails amusants. Ou pas.

►Un salon, ça épuise son homme. Un peu de répit sur un fauteuil design en cuir siglé Alfa Romeo, ça ne se refuse pas. Hypothèse 2 : notre homme est tombé à la renverse devant le design charmant de la petite MiTo. Heureusement, le canapé en cuir était là… Hypothèse 3 : le type a fait un malaise après avoir scruté en détail la finition de la petite Alfa. Hypothèse 4 : merde, il fait un malaise cardiaque tout court.

►Grand gosse, que le visiteur du salon. Quand Jeep propose une Wrangler sans portes (idéale pour les surfers) et avec un énorme marche-pieds,  eh bien on teste la position du surfer en Jeep. So fun. Ceci dit, avec l’énorme pare-chocs à l’avant, on finira par trouver des types assez mûrs pour prendre la pose de la Spirit of ecstasy de Rolls-Royce.

►Comme ils sont prévisibles, chez Mini ! Pas vraiment enclins à changer une équipe « branchée » qui gagne. De salon en salon, de ville en ville, on finit par retrouver ses repères : Mini ne lâche jamais ses DJ’s, qui mixent sans relâche sur le stand. De l’électro en veux-tu en voilà, dans une ambiance noire et rouge qui, elle non plus, ne change quasiment pas d’un iota de salon en salon.

►Le sens de la mesure (ou foutage de gueule ?), selon Rolls-Royce, traduit par ce slogan, relatif à la « petite » dernière de la gamme, la Ghost : « The power of simplicity ».

La « simplicity », selon le constructeur de Goodwood, ça ne veut pas dire dépouillement et stratégie low cost, non plus. Ouf, on a cru un moment que Dacia et son Duster avaient du souci à se faire.

►Le détail qui tue est signé Renault, sur son petit roadster Wind. Le petit bijou qui flingue se trouve dans l’habitacle, et plus précisément sur les contre-portes. Quelle type de poignée de porte faut-il tirer pour s’enfermer dans le petit cockpit ? Une lanière, bien entendu, petite boucle de cuir, qui remplace les traditionnelles pièces rapportées de plastique. Déroutant, non ?

Deux écoles s’affrontent, quant à ce choix : les partisans de l’originalité (on n’avait pas vu de lanière sur une porte depuis la 2CV, ou paraît-il, depuis la Peugeot 104…), ou alors ceux, malicieux, qui voient dans ce choix de Renault une manière de tirer sur les coûts en faisant passer l’objet du délire pour un must de design on ne peut plus hype.

Ultime détail : quelle sera la tenu du matériau dans le temps, à force d’être manié ? La Wind n’est pas l’engin typiquement conçu pour un usage intensif, du type 30.000 km par an, mais… faut voir.

►Le détail qui tue « bis », c’est dans les nouvelles Volvo S60 et BMW Série 5 qu’il se trouve. Il est commun à ces deux nouveautés, et d’autant plus fâcheux que le style des deux autos en question réussit, chacun à sa manière, à conjuguer classicisme et modernité.

Deux petits bijoux « premium » dont les dessous de plage arrière, dans le coffre, sont simplement dénudés de tout habillage, moquette ou plastique. Pire, ces parties de tôle nues ne sont même pas peintes du tout. Un robot à qui est épargné un petit mouvement, quelques gramme de peinture de gagnés, et ça sent l’économie de bout de chandelle franchement déplacé à ce niveau de prix.

Faut bien avouer que c’est du détail comme seuls savent les repérer des occidentaux moyens nantis et névrosés, mais quitte à prôner l’excellence à ce niveau de gamme, autant aller au bout de la démarche.

► Comment affoler les chronos proprement ?  En voilà une que les écolos auraient préféré ne jamais voir apparaître : la Porsche 918 Spyder, invitée « surprise » du salon de Genève 2010. Le concept se présente sous la forme d’une supersportive basse et allongée, comme le fût en son temps la Carrera GT, au détail près que l’engin est catapulté par un V8 de 3.4 l de cylindrée et 500 ch, associé à deux moteurs électriques développant ensemble 218 ch.

Autre botte secrète de la 918, une masse limitée à 1.500 kilos (le poids d’une Opel Astra CDTI de 120 ch) grâce à l’emploi immodéré de l’aluminium, du carbone et du magnésium. Verdict, d’après Porsche : on peut avoir la possibilité de croiser à 320 km/h tout en affichant des émissions « normalisées » de CO2 de 70 gr/km, soit une consommation moyenne de 3 l aux 100 km.

L’engin pourrait même rouler pendant 25 km en mode tout électrique. Ca mérite vérification… et ça commence à devenir franchement agaçant de savoir que la recherche sur l’hybride permettrait de développer des monstres de puissance particulièrement frugaux.

Et une petite compacte « suffisante » de moins de 100 ch, ça donnerait quoi, en termes de consommation avec ces procédés miracles ? Difficile à savoir, personne (à part Honda ou Toyota) ne songe à proposer l’hybride en milieux ou entrées de gammes. Question de (sur)coûts ?
Quant à la 918, comme il s’agit là d’un concept, on ne parle pas (encore) de prix…

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