Pas complètement électrique, pas vraiment hybride, c’est l’Opel Flextreme GT/E

PAR BENOÎT FAUCONNIER

Entre l’orientation tout électrique de Renault, avec sa future gamme zéro émission, et la cavalerie des hybrides (les Japonais, mais aussi Peugeot ou BMW), Opel a choisi une troisième voie : l’électricité à multiplicateur d’autonomie.

Une technologie dévoilée sur l’Ampera l’an dernier à Genève. Intégralement reconduite, sans modifications sur la Flextreme GT/E, un coupé à cinq portes, présentée cette année.

Baptisée Voltec, cette solution efface, selon Opel, le défaut principal du tout-électrique : une autonomie basse, et la crainte de la panne sèche, ou plutôt de la batterie vide. Les roues motrices sont entraînées par un moteur électrique, sur une soixantaine de kilomètres.

Quand l’énergie stockée dans la batterie lithium-ion est épuisée, un générateur d’électricité (une sorte de groupe électrogène, un moteur fonctionnant à l’essence ou à l’E85) prend le relais, et alimente le moteur électrique d’entraînement.

D’où une autonomie prolongée, jusqu’à ce que le groupe électrogène arrive à la vraie panne sèche : soit environ 500 km.

D’après Opel, la consommation d’essence s’élève à 1,6 l/100 km. Soit des émissions de CO2 de 40 gr. par kilomètre. Par définition, c’est moins bien que les 100% électriques, mais mieux que les hybrides. En termes de performances, la Flextreme s’aligne sur celles de l’Ampera, donnée pour une puissance équivalente à 150 ch.

Dans les faits, selon Opel, la Flextreme est capable d’atteindre les 200 km/h, quand son aînée, l’Ampera, dépassait à peine les 160 km/h.

La raison de ce bond ? L’aérodynamisme poussé, et la chasse au poids : les panneaux de carrosserie sont en composite carbone ; les vitrages sont en polycarbonate et les éléments de structure en alliage d’aluminium. Bravo pour la performance technique, mais complètement intransposable en série pour des raisons de coûts.

Et si les composantes de l’auto font davantage appel aux dérivés du pétrole, ça ampute le bilan énergétique moteur, tenant compte du bilan carbone globalisé.

Sur l’Ampera, Opel avait mis en avant les économies de carburant potentielles : 1.700 litres d’essence économisés sur une base de 22.000 km/an. A mesurer en conditions réelles. Ce qui devrait être de l’ordre du possible fin 2011, quand l’Ampera sera produite en série.

La Flextreme, elle, se veut moins réaliste, tout en donnant quelques pistes sur les futures orientations stylistiques de la marque. Au-delà de 50 km/h, un panneau vertical se déploie le long de la carrosserie depuis un extracteur d’air situé derrière chaque passage de roue. Les turbulences sont réduites, favorisant la pénétration dans l’air, donc une consommation de carburant moindre. CQFD.

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